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Changes et Bourses L’euro remonte après le déficit des comptes courants US

L’euro a repris des couleurs face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication d’un déficit record des comptes courants américains au 1er trimestre 2005. Il est parvenu ainsi à dépasser allègrement le seuil de 1,22 $ pour flirter avec la barre de 1,23 $ jusqu’à la clôture. Les opérateurs ont été très déçus par le fait que les États-Unis ont accusé au 1er trimestre un nouveau déficit record de 195,1 milliards $ de leurs comptes courants contre 188,4 milliards $ au 4e trimestre 2004, alors que les analystes tablaient sur un déficit moins important de l’ordre de 190 milliards $ (voir par ailleurs). Ce chiffre, qui est la mesure la plus large des flux d’échanges du pays, est sans conteste très mauvais car il représente 6,4 % du PIB américain. Il n’a pas tardé à rappeler aux investisseurs que les déficits structurels de l’économie américaine posent un problème grave, surtout qu’ils venaient d’apprendre que l’excédent de la balance des capitaux aux États-Unis n’a pas dépassé 47,4 milliards $ en avril et que le déficit budgétaire américain a atteint 272 milliards $ sur les huit premiers mois de l’année fiscale 2005. Dans ce contexte, les opérateurs ont ignoré les incertitudes et les controverses politiques qui se sont fait jour lors du sommet européen de Bruxelles, et qui ont laissé croire que la zone euro est en pagaille et que sa direction politique est très floue. Il en est de même de l’annonce que l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis, calculé par l’Université du Michigan, a progressé à 94,8 points en juin, au lieu de 88,8 points comme attendu, contre 86,9 points en mai, et qui est passé comme inaperçu sur le marché. Les opérateurs se sont montrés également indifférents au creusement du déficit français des comptes courants en avril (3,3 milliards euros contre 2 milliards euros en mars) et au rapport mensuel de juin du ministère des Finances allemand soulignant un ralentissement de la croissance au 2e trimestre de la première économie européenne. En effet, l’euro est parvenu à se négocier finalement à New York en nette hausse de 1,41 % à 1,2281 $ contre 1,2110 $ la veille. Les Bourses soutenues par des facteurs techniques La Bourse américaine était mitigée, hier, après la publication de statistiques contrastées aux États-Unis. Pourtant, Wall Street a trouvé appui dans les opérations liées à une expiration quadruple, celle de contrats à terme, et d’options sur des titres individuels et des indices boursiers. L’annonce que la Bank of America a fait une entrée fracassante dans la 3e banque commerciale de Chine, la Banque de la construction, prenant environ 9 % de son capital pour 3 milliards $, a soutenu les titres du secteur bancaire. En revanche, la publication par Circuit City (électronique) d’une perte plus importante que prévu au 2e trimestre, en raison de la faiblesse de ses ventes dans l’informatique, a pesé sur le secteur de la haute technologie. Les Bourses européennes ont terminé à leur plus haut depuis plus de trois ans, soutenues par des facteurs techniques liés à l’arrivée à échéance de plusieurs contrats à terme. La flambée des prix du pétrole a dopé les compagnies productrices européennes comme Shell, Total et British Petroleum. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont poursuivi leur mouvement ascensionnel, remontant de 10,25 $ à 10,40 $, et de 10,09 $ à 10,23 $ respectivement. Élie KAHWAGI


L’euro a repris des couleurs face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication d’un déficit record des comptes courants américains au 1er trimestre 2005. Il est parvenu ainsi à dépasser allègrement le seuil de 1,22 $ pour flirter avec la barre de 1,23 $ jusqu’à la clôture. Les opérateurs ont été très déçus par le fait que les États-Unis ont accusé au 1er trimestre un nouveau déficit record de 195,1 milliards $ de leurs comptes courants contre 188,4 milliards $ au 4e trimestre 2004, alors que les analystes tablaient sur un déficit moins important de l’ordre de 190 milliards $ (voir par ailleurs). Ce chiffre, qui est la mesure la plus large des flux d’échanges du pays, est sans conteste très mauvais car il représente 6,4 % du PIB américain. Il n’a pas tardé à...