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Jordanie Le processus de réformes face à un barrage de critiques

De nombreux Jordaniens continuent de résister au processus de réformes économiques, qui visent selon l’État à améliorer leur vie alors que 23 % seulement de la population jordanienne travaille, selon des statistiques officielles. « Ce chiffre est alarmant comparé à ceux d’autres pays en voie de développement qui enregistrent un taux moyen de 47 % », a déclaré un responsable spécialisé dans les études économiques sous le couvert de l’anonymat. Selon des statistiques officielles récentes, obtenues par l’AFP, 23 % des 5,3 millions d’habitants sont actifs. En outre, les femmes salariées représentent à peine 15 % de cette population au travail, alors qu’elles constituent 50 % des universitaires jordaniens. La Jordanie a accéléré le processus de réformes depuis la formation d’un nouveau gouvernement le 7 avril. Ce dernier fait face aux critiques d’une coalition de 49 députés, qui menacent de ne pas lui voter la confiance tant que l’équipe économique du gouvernement restera en place. Une séance extraordinaire du Parlement aura lieu en juillet pour débattre du programme du gouvernement. Pour sa part, le roi Abdallah II, pour qui la Jordanie est à « l’avant-garde des efforts de réformes », a affirmé que ce processus fait face à « deux défis majeurs ». Le premier provient d’une « résistance de la part de ceux qui craignent l’incertitude et le changement », le deuxième d’un « public sceptique », a dit le roi dans un discours jeudi à l’université de Chicago. Au premier groupe, le roi a rétorqué que « le statu quo n’assurait pas la prospérité du XXIe siècle ». Aux sceptiques il a répondu : « Je sais que la seule réponse satisfaisante est dans le progrès et le succès. » Le directeur du centre d’études stratégiques de Jordanie, Moustafa Hamarneh, a estimé que le « scepticisme des Jordaniens provient du fait que les paroles qu’ils entendent sont différentes des actions ». Il a estimé que les « critiques s’adressent non pas aux réformes, mais aux réformateurs », qui, selon lui, « ne représentent pas un groupe politique cohérent ». Pourtant, assurent les responsables du gouvernement, les réformes visent à long terme à améliorer le niveau de vie des Jordaniens qui doivent avant tout trouver un travail. Le chômage est officiellement de 14 %, mais de plus de 20 % selon des estimations indépendantes. Dans ce contexte, a-t-il relevé, la « participation de la femme au travail est cruciale », alors que 1,3 million de Jordaniens ont entre 10 et 19 ans, selon ces statistiques récentes.
De nombreux Jordaniens continuent de résister au processus de réformes économiques, qui visent selon l’État à améliorer leur vie alors que 23 % seulement de la population jordanienne travaille, selon des statistiques officielles.
« Ce chiffre est alarmant comparé à ceux d’autres pays en voie de développement qui enregistrent un taux moyen de 47 % », a déclaré un responsable spécialisé dans les études économiques sous le couvert de l’anonymat.
Selon des statistiques officielles récentes, obtenues par l’AFP, 23 % des 5,3 millions d’habitants sont actifs. En outre, les femmes salariées représentent à peine 15 % de cette population au travail, alors qu’elles constituent 50 % des universitaires jordaniens.
La Jordanie a accéléré le processus de réformes depuis la formation d’un nouveau gouvernement le...