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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro sous pression après un plus bas depuis 9 mois

L’euro a touché un nouveau plus bas depuis neuf mois face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, les investisseurs se concentrant sur les facteurs de soutien au billet vert et négligeant les déficits structurels américains. La faiblesse de la monnaie unique est restée donc d’actualité au vu des incertitudes politiques en zone euro depuis le « non » français et hollandais à la Constitution européenne. Cela d’autant que l’affirmation par le gouvernement britannique qu’il ne voulait pas renoncer à son rabais à quelques jours du sommet européen de Bruxelles n’a pas contribué à restaurer la confiance envers l’Union européenne. De plus, les craintes de baisse des taux d’intérêt européens, alors que les dernières déclarations d’Alan Greenspan devant le Congrès laissaient croire à un prochain relèvement des taux américains lors de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed les 29 et 30 juin, continuaient d’œuvrer au passif de l’euro. Dans ce contexte, les cambistes ont décidé d’ignorer largement tout éventuel creusement du déficit des comptes courants américains au 1er trimestre 2005, dont les chiffres doivent être publiés vendredi, dans la mesure où le financement de ce déficit n’a jamais posé problème. De fait, ce qui compte pour les opérateurs à ce sujet, ce n’est pas la taille du déficit des comptes courants, mais la capacité de le financer par des achats d’actifs américains par les investisseurs privés et institutionnels étrangers. Compte tenu donc de toutes ces considérations, le dollar est resté activement recherché en ce début de semaine. Mais, il n’en demeure pas moins que l’attente de l’évolution des ventes de détail et des prix à la production et à la consommation aux États-Unis en mai, aujourd’hui et demain, a entretenu un climat de prudence à la hausse du billet vert. En effet, l’euro, qui était tombé jusqu’à 1,2010 $, est parvenu à se négocier finalement à New York à 1,2110 $ contre 1,2120 $ vendredi dernier, réduisant ses pertes de 0,91 à 0,08 %. Solidere au plus haut depuis début 1999 à Beyrouth La Bourse américaine était en hausse hier sur une vague d’achats techniques au début d’une semaine chargée en chiffres économiques aux États-Unis dès aujourd’hui. De plus, l’attente de l’expiration trimestrielle vendredi d’options et de contrats à terme (journée des trois sorcières) a nourri quelques courants d’achats de titres. Cela étant, la hausse des prix du pétrole est passée comme inaperçue et n’a guère pesé sur la tendance, indique-t-on dans les salles de marché. Les Bourses européennes ont atteint de nouveaux sommets hier, grâce à l’espoir de nouvelles fusions et acquisitions en Europe et à la baisse de l’euro face au dollar qui a redonné un peu de compétitivité aux exportateurs. En outre, l’annonce par EADS et Rolls- Royce de commandes d’avions et de moteurs d’avion à l’occasion du Salon aéronautique du Bourget en France a également soutenu la cote. À la Bourse de Beyrouth, les actions A de Solidere ont bondi de 9,60 $ à 10 $ et celles de la catégorie B de 9,65 $ à 9,94 $, pour la première fois depuis début 1999. Élie KAHWAGI




L’euro a touché un nouveau plus bas depuis neuf mois face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, les investisseurs se concentrant sur les facteurs de soutien au billet vert et négligeant les déficits structurels américains. La faiblesse de la monnaie unique est restée donc d’actualité au vu des incertitudes politiques en zone euro depuis le « non » français et hollandais à la Constitution européenne. Cela d’autant que l’affirmation par le gouvernement britannique qu’il ne voulait pas renoncer à son rabais à quelques jours du sommet européen de Bruxelles n’a pas contribué à restaurer la confiance envers l’Union européenne. De plus, les craintes de baisse des taux d’intérêt européens, alors que les dernières déclarations d’Alan Greenspan devant le Congrès laissaient...