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Changes et Bourses L’euro au plus bas depuis 9 mois

Le déficit du commerce extérieur américain est apparu moins important que prévu en avril, l’euro a reculé à son plus bas niveau depuis près de neuf mois face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, ouvrant la voie à une plongée vers le seuil de 1,20 $ à court terme, selon les cambistes. La monnaie unique, qui était parvenue mercredi dernier à se hisser jusqu’à 1,2355 $, à la faveur d’une correction technique, a de nouveau flanché en fin de semaine à la faveur d’un chiffre venu soutenir le dollar. À cet égard, les opérateurs ont fait état de la publication hier d’un déficit commercial américain de 57 milliards $ en avril contre des estimations d’économistes de l’ordre de 58 milliards $, surtout que le déficit commercial de mars a, par la même occasion, été révisé en baisse, à 53,6 milliards $, contre 55 milliards $ selon le chiffre publié, il y a un mois (voir par ailleurs). Ce chiffre d’avril, à quoi s’ajoute une révision en baisse du chiffre de mars, a suffi à déclencher des ventes massives d’euros comme si les opérateurs cherchaient des excuses pour racheter des dollars en ce moment. Cela d’autant qu’en Europe le panorama se présentait hier au passif de l’euro puisque le déficit commercial français s’est encore creusé à 3,215 milliards euros en avril contre 2,379 milliards euros en mars, une dégradation à mettre au compte d’un fort rebond des importations industrielles et d’une lourde facture énergétique. Il en est de même de l’annonce par l’Insee que la production industrielle française a baissé de 0,3 % en avril après déjà -0,3 % le mois précédent, ce qui a déçu les investisseurs. La baisse du PIB italien de 0,5 % au 1er trimestre 2005 contre une baisse de 0,4 % au 4e trimestre 2004 selon Istat a fait le reste en mettant l’euro en position de faiblesse à la veille du week-end. Pourtant, l’attente de la publication vendredi prochain du chiffre de la balance américaine des comptes courants au 1er trimestre 2005 est venue tempérer les attaques contre l’euro, dans la mesure où toute aggravation du déficit de ces comptes pourrait inverser la tendance du dollar. Cela étant, l’euro est parvenu à limiter ses dégâts, se négociant finalement à New York à 1,2120 $ contre 1,2227 $ la veille, en baisse de 0,88 %. Évolution contrastée des Bourses La Bourse américaine est tombée dans le rouge hier, après un départ contrasté. Elle a été entraînée par la chute d’Intel qui a relevé ses prévisions de chiffres d’affaires pour le 2e trimestre à un rythme décevant. Du côté des sociétés aussi, la conclusion par Eli Lilly d’un accord à l’amiable dans quelque 8 000 cas de plaintes contre des effets secondaires négatifs d’un de ses médicaments a également déplu aux investisseurs. Il en est de même du paiement par Citygroup de 2 milliards $ pour solder des poursuites intentées contre lui par des porteurs de titres Enron s’estimant lésés par la faillite du courtier en énergie. Les Bourses européennes ont, au contraire, fini en hausse, grâce à un accès d’optimisme lié au recul de l’euro face au dollar, privilégiant les sociétés exportatrices. Des informations positives du côté des entreprises, comme la cession par Siemens de ses téléphones portables, la fusion entre la banque allemande HVB et l’italien Unicredito, et les rapprochements en vue entre d’autres banques, ont fait souffler un vent frais sur les marchés du Vieux Continent. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont terminé la semaine en hausse, progressant de 9,52 $ à 9,60 $ et de 9,56 $ à 9,65 $ respectivement. Élie KAHWAGI
Le déficit du commerce extérieur américain est apparu moins important que prévu en avril, l’euro a reculé à son plus bas niveau depuis près de neuf mois face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, ouvrant la voie à une plongée vers le seuil de 1,20 $ à court terme, selon les cambistes. La monnaie unique, qui était parvenue mercredi dernier à se hisser jusqu’à 1,2355 $, à la faveur d’une correction technique, a de nouveau flanché en fin de semaine à la faveur d’un chiffre venu soutenir le dollar. À cet égard, les opérateurs ont fait état de la publication hier d’un déficit commercial américain de 57 milliards $ en avril contre des estimations d’économistes de l’ordre de 58 milliards $, surtout que le déficit commercial de mars a, par la même occasion, été révisé en baisse, à...