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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Le non français fait dégringoler l’euro…

La victoire massive du non au référendum sur la Constitution européenne en France, la veille, accentuée par la faiblesse des volumes hier en raison d’un jour férié aux États-Unis pour le Memorial Day et en Grande-Bretagne pour le Spring Bank Holiday, a envoyé l’euro dans les filets à son plus bas niveau face au dollar depuis début octobre 2004. Selon les cambistes, l’ampleur du non (54,87 % des suffrages), qui n’était pas prévue par les marchés, a provoqué un choc un peu plus fort que ce qui était attendu. Donc, il y a eu forcément une réaction de défiance vis-à-vis du projet de construction européenne, de la capacité de fonctionnement de la zone euro et donc de l’euro lui-même, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Cela d’autant qu’après le non français, les Néerlandais doivent se prononcer demain sur le même traité constitutionnel lors du premier référendum de leur histoire moderne, surtout que les récents sondages donnent à penser que le non va l’emporter aussi dans ce pays. Bien que ce résultat ne devrait pas menacer l’union monétaire, qui est la base de l’euro et de la BCE, les opérateurs ont estimé hier devoir rester sur la défensive en attendant le résultat du sommet européen, lundi prochain, qui va soulever des questions au sujet de la future intégration européenne. Il en est de même du suspense sur la future composition du gouvernement français après la démission du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui a entretenu quelques appréhensions au niveau de la communauté financière. Dans ce contexte, les opérateurs ont ignoré les nouvelles faisant état de la diminution du nombre de chômeurs en Allemagne en mai de 161 000 personnes par rapport au mois précédent pour totaliser 4,807 millions, et ont continué à se débarrasser de l’euro. Celui-ci est tombé, en effet, lors des dernières transactions européennes, à 1,2470 $ contre 1,2580 $ à New York, vendredi dernier, en baisse de 0,87 %. …mais les marchés boursiers terminent en hausse En l’absence d’indications new-yorkaises et londoniennes, les marchés boursiers de la zone euro ont clôturé en hausse hier, malgré la victoire du non français à la Constitution européenne. Toutefois à l’ouverture, les Bourses avaient affiché une légère baisse en raison d’un manque de visibilité économique lié tant au flou sur la politique qu’aux incertitudes sur le fonctionnement des institutions européennes. Mais, la baisse de l’euro ne tardait pas à privilégier les sociétés exportatrices, permettant un certain redressement de la cote surtout après les nouvelles concernant le secteur bancaire. À cet égard, la confirmation des pourparlers en vue d’une fusion entre HypoVereinsbank et sa concurrente italienne Unicredito a redonné de l’actualité aux placements dans le secteur financier, surtout après l’intérêt manifesté par la Société Générale et BNP Paribas pour la Commerzbank et de la Deutsche Bank pour la Royal Bank of Scotland. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué de battre en retraite, retombant de 9,51 $ à 9,47 $ et de 9,57 $ à 9,55 $ respectivement. Élie KAHWAGI

La victoire massive du non au référendum sur la Constitution européenne en France, la veille, accentuée par la faiblesse des volumes hier en raison d’un jour férié aux États-Unis pour le Memorial Day et en Grande-Bretagne pour le Spring Bank Holiday, a envoyé l’euro dans les filets à son plus bas niveau face au dollar depuis début octobre 2004. Selon les cambistes, l’ampleur du non (54,87 % des suffrages), qui n’était pas prévue par les marchés, a provoqué un choc un peu plus fort que ce qui était attendu. Donc, il y a eu forcément une réaction de défiance vis-à-vis du projet de construction européenne, de la capacité de fonctionnement de la zone euro et donc de l’euro lui-même, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Cela d’autant qu’après le non français, les Néerlandais doivent se prononcer...