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Actualités - Opinion

hommage Walid Tibi, un homme libre

Walid Tibi est mort le 24 mai 2005 à l’âge de 55 ans. Propriétaire du quotidien al-Yaoum et membre du bureau du syndicat de la presse, il était le descendant d’une vieille famille de la presse libanaise, le fils de Wafic Tibi, ancien président du syndicat des rédacteurs de la presse libanaise, doyen de l’Institut national pour la formation des journalistes, et le neveu de Afif Tibi, ancien président du syndicat de la presse. Walid Tibi était avant tout un journaliste. Ayant une haute idée du rôle du métier de journaliste, il resta toujours inflexible sur les principes qu’il plaçait au-dessus de tout. Les petits calculs et les compromissions lui répugnaient et il veilla toute sa vie à rester un homme libre. Sa liberté d’esprit et de parole était exceptionnelle. Son indépendance était sa dignité suprême. C’est pourquoi chacun le respectait. Il fut l’honneur de la presse libanaise. Il était également un militant aux fermes convictions. Élevé à l’école du nationalisme arabe et du nassérisme, il resta toujours fidèle aux engagements de sa jeunesse, assistant avec tristesse aux revers et aux humiliations dont la nation arabe n’a cessé d’être victime. Loin d’être sectaire, son nationalisme arabe était progressiste, moderne, laïc, marqué par l’esprit de tolérance et un véritable humanisme. Nationaliste arabe, il était également un patriote libanais exemplaire. Le fanatisme lui faisait horreur et il rêvait d’un Liban souverain, uni et solidaire, enfin débarrassé des vieux démons du sectarisme et des divisions stériles. Ce fut pour moi un honneur d’être son frère et son ami. Charles Saint-Prot Écrivain Directeur de l’Observatoire français d’études géopolitiques
Walid Tibi est mort le 24 mai 2005 à l’âge de 55 ans. Propriétaire du quotidien al-Yaoum et membre du bureau du syndicat de la presse, il était le descendant d’une vieille famille de la presse libanaise, le fils de Wafic Tibi, ancien président du syndicat des rédacteurs de la presse libanaise, doyen de l’Institut national pour la formation des journalistes, et le neveu de Afif Tibi, ancien président du syndicat de la presse.
Walid Tibi était avant tout un journaliste. Ayant une haute idée du rôle du métier de journaliste, il resta toujours inflexible sur les principes qu’il plaçait au-dessus de tout. Les petits calculs et les compromissions lui répugnaient et il veilla toute sa vie à rester un homme libre. Sa liberté d’esprit et de parole était exceptionnelle. Son indépendance était sa dignité suprême....