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Cardahi, Carlos Eddé et Hindi chez Sfeir

Outre Saad Hariri (lire par ailleurs), le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a reçu hier à Bkerké, entre autres, Jean-Louis Cardahi, Toufic Hindi et Carlos Eddé. Après trente minutes d’entretien auxquelles a assisté l’animateur Georges Cardahi, l’ancien ministre des Télécoms a affirmé qu’il « fallait que soit adoptée la loi basée sur le caza, c’est-à-dire la petite circonscription », justifiant cela par le fait que certains assurent qu’il faut appliquer Taëf, « sauf que Taëf, c’est un panier de réformes politiques qui se complètent : la loi électorale, la loi sur la décentralisation administrative, etc., et appliquer une partie de ces réformes seulement crée de nouvelles lacunes », a-t-il expliqué. « Voilà pourquoi il est important de retourner à la loi de base, grâce à laquelle le Parlement de 1972 avait été élu, celui qui est resté uni pendant toute la guerre et qui a adopté l’accord de Taëf. Tant qu’on n’a pas le temps d’assurer les réformes définies dans l’accord de Taëf d’ici jusqu’aux élections, il est naturel de revenir à la base, à une saine représentativité, de façon à ce que le Libanais sente bien que ce Parlement le représente véritablement », a affirmé Jean-Louis Cardahi. « La question n’est pas fondamentale, et il est inadmissible de la poser sous un angle confessionnel ou sectaire. Nous sommes tous attachés au Liban, à la coexistence, à l’entente entre les Libanais, mais tant que les réformes de Taëf n’ont pas été enclenchées, nous insistons sur la loi de 1960 », a répété l’ancien ministre. Ensuite, c’était au tour de Toufic Hindi, membre de Kornet Chehwane, d’être reçu par Mgr Sfeir. « Si l’on continue à s’entêter sur la loi 2000, cela mènera le Liban à une catastrophe, tant au niveau identitaire que sur le plan de la coexistence », a-t-il dit au sortir de son entretien. « Le problème n’est pas, comme on le dit, avec la communauté chiite, le problème est probablement celui que nous avons avec le président Berry… Il faudrait aujourd’hui un sérieux maximal de la part de toutes les composantes de l’opposition afin qu’une séance plénière se tienne et que soit adoptée la proposition Harb », a-t-il ajouté. Le patriarche maronite a également reçu le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, qui a évoqué la « confusion » totale sur les plans politique et électoral qui règne au sein de l’opinion publique. « La meilleure loi électorale pour le Liban est le scrutin uninominal. Toutes celles basées sur le principe majoritaire, comme la loi 2000, sont des sources de problèmes », a-t-il dit, réaffirmant son attachement à des législatives dans les délais constitutionnels, et regrettant l’absence de solidarité entre les différentes forces politiques afin de rassurer les Libanais. « L’opposition n’a pas échoué, mais elle n’a pas encore essayé. Ma critique est adressée à tout le monde, à commencer par moi ; nous avions le temps les semaines dernières de mettre au point un programme d’avenir économique et politique commun, malheureusement nous continuons d’insister uniquement sur les alliances et la loi électorale », a-t-il déploré.
Outre Saad Hariri (lire par ailleurs), le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, a reçu hier à Bkerké, entre autres, Jean-Louis Cardahi, Toufic Hindi et Carlos Eddé.
Après trente minutes d’entretien auxquelles a assisté l’animateur Georges Cardahi, l’ancien ministre des Télécoms a affirmé qu’il « fallait que soit adoptée la loi basée sur le caza, c’est-à-dire la petite circonscription », justifiant cela par le fait que certains assurent qu’il faut appliquer Taëf, « sauf que Taëf, c’est un panier de réformes politiques qui se complètent : la loi électorale, la loi sur la décentralisation administrative, etc., et appliquer une partie de ces réformes seulement crée de nouvelles lacunes », a-t-il expliqué. « Voilà pourquoi il est important de retourner à la loi de base, grâce à laquelle le...