Affaire Calipari : Berlusconi durcit
le ton face à Washington
le 29 avril 2005 à 00h00
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a mis en garde hier Washington contre toute tentative d’éluder les responsabilités américaines dans la mort de Nicola Calipari à Bagdad et un retrait du contingent italien d’Irak est évoqué dans la presse.
« Nous ne donnerons jamais notre accord à des conclusions qui ne nous ont pas convaincus », a affirmé Silvio Berlusconi après avoir obtenu la confiance du Parlement pour son nouveau gouvernement.
Nicola Calipari, chef de mission des services secrets militaires italiens (Sismi), a été tué par des tirs américains le 4 mars lorsqu’il raccompagnait la journaliste Giuliana Sgrena, à peine libérée de sa détention, vers l’aéroport de Bagdad.
La volonté des autorités américaines d’innocenter les militaires de la patrouille qui a ouvert le feu sur la voiture italienne a mis Silvio Berlusconi dans une situation délicate.
Le chef du gouvernement italien a été interpellé sur cette affaire à plusieurs reprises pendant ses auditions mercredi et hier devant les deux chambres du Parlement et a été contraint de se montrer de plus en plus ferme.
L’affaire Calipari, enterré en héros après des funérailles nationales, est en passe de devenir un piège pour Silvio Berlusconi.
S’il cède aux Américains, comme il a déjà été contraint de le faire en se rétractant après avoir annoncé à ses compatriotes les premiers retours au pays début septembre des 3 000 militaires italiens envoyés en Irak, il risque la chute.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a mis en garde hier Washington contre toute tentative d’éluder les responsabilités américaines dans la mort de Nicola Calipari à Bagdad et un retrait du contingent italien d’Irak est évoqué dans la presse.
« Nous ne donnerons jamais notre accord à des conclusions qui ne nous ont pas convaincus », a affirmé Silvio Berlusconi après avoir obtenu la confiance du Parlement pour son nouveau gouvernement.
Nicola Calipari, chef de mission des services secrets militaires italiens (Sismi), a été tué par des tirs américains le 4 mars lorsqu’il raccompagnait la journaliste Giuliana Sgrena, à peine libérée de sa détention, vers l’aéroport de Bagdad.
La volonté des autorités américaines d’innocenter les militaires de la patrouille qui a ouvert le feu sur la voiture...
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