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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Vulnérabilité de l’euro

L’euro a encore perdu du terrain face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, malgré la publication de chiffres de ventes de détail en mars aux États-Unis décevants par rapport aux attentes. Ces ventes, qui ont progressé de seulement 0,3 % au lieu de 0,8 % comme pronostiqué, contre 0,5 % en février, ont donc déçu les investisseurs sans pour autant affecter la solidité du billet vert. De l’avis unanime des cambistes, les opérateurs semblent négliger pour l’instant les indicateurs défavorables au dollar, comme le creusement du déficit commercial US en février publié la veille, estimant qu’il pourrait être financé tant que les taux d’intérêt montent. Ce phénomène, qui est censé stimuler des entrées importantes de capitaux aux États-Unis, dont les chiffres sont attendus demain pour financer ce déficit, semble expliquer l’attrait qu’exerce le dollar sur les investisseurs institutionnels étrangers. Cela d’autant qu’on venait d’apprendre du département US du Trésor que le déficit budgétaire fédéral s’est nettement contracté en mars à 71,2 mlds $ contre 113,9 mlds $ en février. De plus, les opérateurs ont été sensibilisés aussi par la révision en baisse des prévisions de croissance du FMI en 2005 pour la zone euro de 2,2 % à 1,6 % et en hausse pour les États-Unis de 3,5 % à 3,6 % pendant la même période. En outre, le dollar a trouvé appui aussi dans la dégradation du marché britannique du travail en février (hausse de 11 000 du nombre des demandeurs d’emplois à 828 700) et dans la chute de 3,2 % de la production industrielle en Italie sur un an pendant la même période. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro, qui avait du mal à percer le seuil de 1,30 $ dès le début de la semaine, s’est montré encore une fois vulnérable. Il s’est ainsi finalement négocié à New York à 1,2910 $ contre 1,2920 $ la veille. Wall Street en baisse après les ventes de détail US La Bourse US s’est installée dans le rouge hier, abandonnant tous ses gains de la veille sur des prises de bénéfices suite aux mauvais chiffres des ventes de détail. Le repli du pétrole, après l’augmentation des stocks de brut et d’essence aux États-Unis la semaine dernière, n’a guère impressionné les opérateurs qui l’avait déjà anticipé. Il en est de même de l’annonce par McDonald’s d’un bond de 4,6 % de ses ventes mondiales au 1er trimestre 2005 et par Merck d’un bénéfice de 62 cents, au lieu de 58 cents attendus, pendant la même période, malgré le retrait de son anti-inflammatoire Vioxx. Pourtant, les Bourses européennes ont fini en hausse, soutenues par le reflux du prix du pétrole qui a bénéficié aux sociétés consommatrices, les opérateurs ayant ignoré l’annonce d’une baisse de 4,7 % des immatriculations de voitures neuves en Europe le mois dernier. En outre, les bons résultats de Carrefour, de Tesco et de Metro ont soutenu le secteur de la distribution, comme la note positive de Citigroup sur British American Tobacco par rapport au secteur du tabac. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere se sont inscrites en léger repli à 8,96 $ contre 8,97 $ et à 8,72 $ contre 8,74 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro a encore perdu du terrain face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, malgré la publication de chiffres de ventes de détail en mars aux États-Unis décevants par rapport aux attentes. Ces ventes, qui ont progressé de seulement 0,3 % au lieu de 0,8 % comme pronostiqué, contre 0,5 % en février, ont donc déçu les investisseurs sans pour autant affecter la solidité du billet vert. De l’avis unanime des cambistes, les opérateurs semblent négliger pour l’instant les indicateurs défavorables au dollar, comme le creusement du déficit commercial US en février publié la veille, estimant qu’il pourrait être financé tant que les taux d’intérêt montent. Ce phénomène, qui est censé stimuler des entrées importantes de capitaux aux États-Unis, dont les chiffres sont attendus demain pour...