Chelsea, quelles que puissent être les circonstances, ne connaît pas le doute, ce que le Bayern Munich a appris à ses dépens avec sa défaite (4-2) en quarts de finale aller de la Ligue des champions.
Les Anglais semblent bénéficier d’un capital confiance inépuisable. Une confiance inspirée par l’assurance de leur manageur José Mourinho, dont l’absence à Stamford Bridge, en raison de sa suspension dans le cadre de l’affaire Anders Frisk, ne s’est nullement fait sentir.
Seul le public de Stamford Bridge, scandant ses « José, José », s’est chargé de rappeler que le Portugais ne figurait pas sur le banc de touche des « Blues ». Mourinho étant interdit par l’Union européenne de football (UEFA) d’entrer en contact avec ses adjoints ou joueurs, le comportement étrange du préparateur physique des Anglais a aussi attiré l’attention.
Rui Faria, scruté par les télévisions anglaises, a semblé avoir dans l’oreille un appareil de communication et a régulièrement passé des messages aux entraîneurs adjoints Steve Clarke et Baltemar Brito. Mais l’UEFA a finalement assuré qu’elle n’avait rien à reprocher à Chelsea.
Déstabilisé en première période – malgré son ouverture de score rapide – par le pressing allemand, Chelsea a parfaitement rebondi après l’égalisation du Bayern, pour finalement dégager le même sentiment d’invulnérabilité qui l’anime en championnat d’Angleterre, où il compte 13 points d’avance sur Arsenal et Manchester United.
Moral
Dans une rencontre très physique et tendue, que l’on imaginait devoir être plus serrée, les Anglais ont trouvé la lumière sur deux buts magistraux de Lampard. Mais le milieu de terrain ne faisait que concrétiser l’emprise des siens, repartis au combat sans l’ombre d’une hésitation dès le but égalisateur de Schweinsteiger.
« Nous n’avons pas fait notre meilleur match défensivement, pouvait constater le gardien bavarois Oliver Kahn. Chelsea a joué un football très simple et rapide, avec de longs ballons pour Drogba qui est très bon et qui a toujours apporté le danger. Avec un peu de malchance nous aurions pu encaisser plus de buts. »
Après le quatrième but, de Didier Drogba, récompensant les efforts de l’Ivoirien, la qualification des « Blues » semblait déjà acquise. Le penalty obtenu dans le temps additionnel et transformé par Michael Ballack a évidemment changé les données et redonné moral au camp allemand.
« Le deuxième but nous a remis en selle, estimait ainsi Felix Magath, l’entraîneur du Bayern. À 4-1, nous étions pratiquement éliminés et maintenant nous avons de bonnes perspectives pour le match retour. » Les Bavarois comptent sur le retour de l’attaquant néerlandais Roy Makaay, auteur de sept buts en C1, et forfait mercredi, pour renverser la situation.
Mais la balance penche indéniablement du côté des Anglais, fort capables de marquer en Bavière comme ils l’avaient fait lors du match aller à Barcelone (défaite 2-1) en 8e de finale, avant de s’imposer à Stamford Bridge (4-2), après un match enthousiasmant.
Les « Blues » n’ont perdu que 4 matches sur 49 cette saison et aucun par plus d’un but d’écart, alors que le Bayern devra s’imposer 2-0 ou 3-1 pour passer. Chelsea n’a toujours pas de raison de douter.
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Les Anglais semblent bénéficier d’un capital confiance inépuisable. Une confiance inspirée par l’assurance de leur manageur José Mourinho, dont l’absence à Stamford Bridge, en raison de sa suspension dans le cadre de l’affaire Anders Frisk, ne s’est nullement fait sentir.
Seul le public de Stamford Bridge, scandant ses « José, José », s’est chargé de rappeler que le Portugais ne figurait pas sur le banc de touche des « Blues ». Mourinho étant interdit par l’Union européenne de football (UEFA) d’entrer en contact avec ses adjoints ou joueurs, le comportement étrange du préparateur physique des Anglais a...