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Tribune Jean-Paul II, héros de Dieu

Par héros, on entend ceux qui travaillent pour le bien de l’humanité et ne ménagent dans ce but ni leur temps ni leur peine et font le sacrifice de leur vie pour une noble cause comme celle de la religion, la patrie et l’honneur. C’est ce qu’a fait le pape Jean-Paul II. Le pape Jean-Paul II était animé d’une foi ardente dans son idéal d’unir les hommes entre eux, tous les hommes, j’irais jusqu’à dire jusqu’à l’humanité entière, sans barrières ni frontières entre les religions et les peuples. Il avait une passion sublime, noble, spirituelle et qui chaque jour, en tout temps comme en tous lieux, forgeait son caractère, nourrissant son âme de courage, de loyauté et d’amour pour l’humanité. Il a servi l’Église jusqu’à son dernier soupir. Il était là, présent dans la joie ou dans la douleur, le jour ou la nuit, pour nous bénir et nous assurer de sa paternité, car c’était un père et il nous a laissés un peu comme orphelins. Peut-on offrir une règle de vie et de conduite plus vivante que ce bel exemple de paternité et d’humanité ? Le bien qu’a fait ce pape Jean-Paul II est immense. On ne peut pas le mesurer car le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien. Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II sont les maillons d’une chaîne de vie remplie de vaillance. Ils étaient tous les trois une source, une fontaine rafraîchissante, un refuge pour les jeunes, une consolation pour les opprimés, une voix pour les déshérités, un lieu de référence pour ceux qui recherchent la vérité. Nous qui avons vécu le pontificat de ces trois hommes de Dieu et d’Église pouvons affirmer avec force que nous avons gagné spirituellement de leurs missions beaucoup sur le plan humain et divin. Tous trois étaient la source vivante de lumière près de laquelle il est bon de se trouver. En entendant leurs discours et en lisant leurs écrits, c’est un épanouissement à la fois physique et moral que nous éprouvions, une sorte de joie pure et mystique qui donne tout son prix à la vie. Ces trois papes nous ont fait ressentir que l’homme est plus heureux et plus fier de lui-même quand il développe ses facultés, quand il anime en lui les sources de bonté, de générosité et d’amour ; quand il se veut grand, sans autre récompense que celle d’être fier de lui-même. Particulièrement, le pape Jean-Paul II a été d’une intelligence qui pèse ses actes, un cœur qui se prépare à tous les pardons, une âme qui se penche sur les faibles, une âme qui transcende les esprits et les cœurs, une icône de Jésus-Christ. Nous avons assisté au courage d’un homme de Dieu luttant contre les forces de la mort. Il nous a appris ces jours-là que « mourir est aussi facile que naître », et que nous nous trouvions en présence de deux situations qui s’équivalent : naître, mourir. Le voile entre les deux mondes d’ici et de l’au-delà n’est qu’un nuage qu’on traverse, qu’un clignement des yeux et, sans même s’en apercevoir, on est déjà devant Dieu. Nous avons été témoins au 3e millénaire de la mort d’un juste. Puisse-t-il recevoir la couronne et la récompense que Dieu réserve à ceux qui ont rempli leur vie dignement par le devoir bien accompli au service du bien, du vrai et du beau. Sylvain THOMAS

Par héros, on entend ceux qui travaillent pour le bien de l’humanité et ne ménagent dans ce but ni leur temps ni leur peine et font le sacrifice de leur vie pour une noble cause comme celle de la religion, la patrie et l’honneur. C’est ce qu’a fait le pape Jean-Paul II.
Le pape Jean-Paul II était animé d’une foi ardente dans son idéal d’unir les hommes entre eux, tous les hommes, j’irais jusqu’à dire jusqu’à l’humanité entière, sans barrières ni frontières entre les religions et les peuples. Il avait une passion sublime, noble, spirituelle et qui chaque jour, en tout temps comme en tous lieux, forgeait son caractère, nourrissant son âme de courage, de loyauté et d’amour pour l’humanité.
Il a servi l’Église jusqu’à son dernier soupir. Il était là, présent dans la joie ou dans la...