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Prévisions Le pétrole cher continue d’accabler la croissance mondiale

La poursuite de l’envolée des cours du pétrole va laisser plus de traces que prévu sur l’économie mondiale cette année, même si la croissance demeure vive, ont reconnu hier la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, à dix jours de leur réunion de printemps. Les deux institutions ont envoyé des signaux concordants, la première dans son rapport intitulé « Le financement du développement dans le monde 2005 », et le second via une interview à la presse de son directeur général, l’Espagnol Rodrigo Rato. « Nous avons nettement revu en hausse nos calculs concernant les prix moyens du pétrole en 2005 », a déclaré ce dernier au quotidien économique allemand Handelsblatt. « Cette année encore, le prix élevé du pétrole va réduire la croissance mondiale d’au moins 0,25 à 0,50 point de pourcentage », a-t-il indiqué. Une telle correction apparaît cependant désormais très probable : M. Rato avait déjà laissé entendre en novembre que la prévision de croissance mondiale 2005 serait revue « autour de 4 % », en deçà des 4,3 % initialement pronostiqués en octobre, notamment du fait du pétrole. La Banque mondiale, qui présentait à Paris son rapport, juge aussi que les prix du brut sont l’un des principaux risques pesant sur la croissance mondiale, même si elle défend pour sa part la thèse que les cours vont reculer au deuxième semestre. « Des taux d’intérêt en hausse et des prix élevés du brut, combiné à la disparition des stimulations budgétaires qui ont porté la croissance récemment, devraient continuer à modérer la croissance mondiale », souligne-t-elle : elle table ainsi sur un net ralentissement de la croissance mondiale à 3,1 % cette année après 3,8 % en 2004.
La poursuite de l’envolée des cours du pétrole va laisser plus de traces que prévu sur l’économie mondiale cette année, même si la croissance demeure vive, ont reconnu hier la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, à dix jours de leur réunion de printemps. Les deux institutions ont envoyé des signaux concordants, la première dans son rapport intitulé « Le financement du développement dans le monde 2005 », et le second via une interview à la presse de son directeur général, l’Espagnol Rodrigo Rato. « Nous avons nettement revu en hausse nos calculs concernant les prix moyens du pétrole en 2005 », a déclaré ce dernier au quotidien économique allemand Handelsblatt. « Cette année encore, le prix élevé du pétrole va réduire la croissance mondiale d’au moins 0,25 à 0,50 point de pourcentage...