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L1 : Édouard Cissé rêve d’une passe de neuf

Édouard Cissé n’a pas oublié la dernière victoire en championnat du Paris-Saint-Germain contre Marseille, le 7 novembre 2004 (2-1). Et pour cause : le Parisien avait scellé la victoire du PSG à 20 minutes du coup de sifflet final. « On m’en parle encore de cette belle frappe, un super but c’est vrai. La victoire en coupe de la Ligue quelques jours plus tard avait eu une saveur particulière aussi », se souvient Cissé, quelques jours avant la revanche au stade vélodrome. Édouard Cissé n’a jamais eu la langue dans la poche et l’entente avec Vahid Halilhodzic, l’ancien entraîneur limogé, n’a guère fonctionné. À son arrivée dans la capitale, le technicien bosniaque avait vite fait savoir qu’il ne comptait pas sur l’ancien Monégasque, finaliste de la Ligue des champions avec Didier Deschamps la saison dernière. « Je me demande si Vahid comptait gagner le deuxième match de la saison contre Marseille vu tous les joueurs qu’il avait mis au repos ! » rappelle l’intéressé. Malgré le classement des deux équipes – l’OM est deuxième, le PSG 12e –, la confrontation Marseille-Paris reste un moment fort de la saison. « Marseille nous est supérieur » « On a toujours envie de faire un bon match. Marseille a un objectif différent de Paris. S’ils perdent, ils laissent passer une bonne chance pour se qualifier en Ligue des champions, ils ont besoin des trois points pour ça », a expliqué Cissé à Reuters. « Nous, on va mieux, on a gagné contre Auxerre et on a fait un match intéressant contre le Mans en amical mardi. Notre objectif est de bien finir la saison tout simplement. Mais je dois dire que perdre contre l’OM quand on joue au PSG, ça fait c... » Édouard Cissé, qui a pris plus de volume dans le jeu parisien au milieu de terrain depuis le départ de Halilhodzic et qui a fêté ses 27 ans mercredi, reconnaît que Marseille a de meilleurs arguments à faire valoir. « Marseille nous est supérieur, il faut le dire. Ils ont un capital confiance qui fait qu’ils jouent bien. Ils ont une bonne équipe. J’espère que la combativité dont on a fait preuve sur nos derniers matchs va contrebalancer l’efficacité des Marseillais », dit-il. Pour celui qui a participé aux deux dernières victoires consécutives sur les huit contre l’OM, tout reste possible. « On a une grosse envie de gagner. L’idéal serait une neuvième victoire de suite », a-t-il conclu. Troussier entonne l’air de la « marseillitude » Grand classique du championnat de France de football, le choc entre Marseille et le Paris-Saint-Germain attise souvent les passions hors du terrain et les rivalités sur la pelouse entre joueurs qui clament leur amour du maillot. « Quelle que soit l’origine du joueur, il doit être habité par la culture marseillaise. C’est cela, la “marseillitude” », acquiesce l’entraîneur Philippe Troussier à propos de la rencontre prévue dimanche soir. Le technicien phocéen aime donc rappeler les indispensables ingrédients qui, selon lui, font « l’identité marseillaise ». « L’identité marseillaise, c’est se battre pour le maillot, faire un football porté vers l’avant et rendre fier le public », énumère-t-il. À l’exception des jeunes issus du centre de formation comme Samir Nasri, rares sont pourtant les joueurs à incarner cette saison la « marseillitude » chère à l’entraîneur de l’OM, qu’ils soient natifs de la cité phocéenne ou « viscéralement » attachés au maillot tel le gardien Fabien Barthez. « À une époque, Arsenal défendait les couleurs du club sans aucun joueur anglais. C’est l’évolution du football moderne », précise Troussier. Néanmoins, l’idée de mettre fin à une série de huit défaites consécutives, toutes compétitions confondues, face au PSG devrait permettre aux joueurs de l’OM de montrer leur attachement au club. « La rivalité est d’autant plus exacerbée que cela fait un bout de temps qu’on ne gagne plus devant les Parisiens. Toute série est cependant faite pour être interrompue », prévient le milieu de terrain Bruno Cheyrou.
Édouard Cissé n’a pas oublié la dernière victoire en championnat du Paris-Saint-Germain contre Marseille, le 7 novembre 2004 (2-1). Et pour cause : le Parisien avait scellé la victoire du PSG à 20 minutes du coup de sifflet final.
« On m’en parle encore de cette belle frappe, un super but c’est vrai. La victoire en coupe de la Ligue quelques jours plus tard avait eu une saveur particulière aussi », se souvient Cissé, quelques jours avant la revanche au stade vélodrome.
Édouard Cissé n’a jamais eu la langue dans la poche et l’entente avec Vahid Halilhodzic, l’ancien entraîneur limogé, n’a guère fonctionné. À son arrivée dans la capitale, le technicien bosniaque avait vite fait savoir qu’il ne comptait pas sur l’ancien Monégasque, finaliste de la Ligue des champions avec Didier Deschamps la saison...