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Actualités - Chronologie

BANQUE MONDIALE Wolfowitz obtient le soutien des Européens

Le néo-conservateur américain Paul Wolfowitz a obtenu hier le soutien des Européens pour diriger la Banque mondiale sans toutefois leur donner les gages qu’ils réclament pour une meilleure représentation au sein de l’institution et en faveur du développement. M. Wolfowitz « aura le soutien des Européens », a affirmé la ministre allemande du Développement Heidemarie Wieczorek-Zeul, à l’issue d’une rencontre de près de deux heures entre les ministres européens et le candidat américain qui doit être intronisé aujourd’hui par les administrateurs de la banque. « C’est un nouveau commencement pour lui et nous le jugerons à l’aune de ce qu’il dit aujourd’hui », a-t-elle ajouté dans une allusion aux nombreuses critiques adressées à l’actuel secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, l’un des principaux artisans de la guerre en Irak. L’intéressé a reconnu lui-même qu’il était une « figure controversée » pour succéder à James Wolfensohn à la tête de la Banque mondiale. Conscient de la nécessité de tendre la main à l’Europe, Paul Wolfowitz a pris acte des vœux des Européens d’être « mieux représentés » au conseil d’administration de la banque, un souhait exprimé par le président en exercice de l’UE, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. « J’entends avoir une équipe dirigeante véritablement multinationale », la haute direction de la banque « doit refléter le fait que les Européens, en tant que groupe, sont les principaux donateurs de la banque » : M. Wolfowitz a multiplié les formules rassurantes. Sans toutefois promettre un poste de vice-présidence à l’Europe. La direction « doit aussi refléter l’entière diversité des donateurs et des récipiendaires », a-t-il prévenu dans une allusion aux pays en développement. L’Europe pourrait se contenter de l’un des trois postes de directeurs adjoints de l’institution, les deux autres allant l’un à « un Africain et l’autre à un pays émergent », selon une source. Actuellement, le Chinois Shengman Zhang est de fait le numéro deux de la banque. Pour ce qui est de l’action future de la banque, M. Juncker a souhaité un engagement du futur président en faveur des « objectifs du millénaire » programme arrêté en septembre 2000 pour réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2015 et renforcer la lutte contre les pandémies. Mais M. Wolfowitz « n’a pas présenté de programme explicite », a souligné un diplomate.
Le néo-conservateur américain Paul Wolfowitz a obtenu hier le soutien des Européens pour diriger la Banque mondiale sans toutefois leur donner les gages qu’ils réclament pour une meilleure représentation au sein de l’institution et en faveur du développement.
M. Wolfowitz « aura le soutien des Européens », a affirmé la ministre allemande du Développement Heidemarie Wieczorek-Zeul, à l’issue d’une rencontre de près de deux heures entre les ministres européens et le candidat américain qui doit être intronisé aujourd’hui par les administrateurs de la banque.
« C’est un nouveau commencement pour lui et nous le jugerons à l’aune de ce qu’il dit aujourd’hui », a-t-elle ajouté dans une allusion aux nombreuses critiques adressées à l’actuel secrétaire adjoint à la Défense des États-Unis, ...