Exposant la mission des différents services sécuritaires du pays, le rapport s’arrête sur le rôle des services de renseignements syriens au Liban. « Contrairement aux affirmations faites à la commission par leur chef, les preuves et les témoignages concurrents nous poussent à croire au-delà de tout doute possible que ces services ont joué un rôle-clé dans la vie politique libanaise et avaient une implication active, si ce n’est pas une supervision directe, de la gestion des affaires sécuritaires au Liban », affirme le texte.
Le rapport a en outre estimé que le conseil central de sécurité, supposé gérer les relations entre ces différents services, est plus « une formalité qu’un mécanisme de coordination », puisque les chefs des services rapportent leurs informations à ceux qui les ont désignés plutôt qu’au conseil.
Le texte a également conclu qu’il y a « un grave échec de la part de l’appareil sécuritaire qui n’a pu prévoir ni empêcher l’assassinat de M. Hariri ». Malgré les rumeurs de danger menaçant M. Hariri ainsi que M. Joumblatt, et malgré la tentative d’assassinat de M. Hamadé, aucune mesure supplémentaire de protection n’a été prise autour de l’ancien Premier ministre, a-t-il indiqué, précisant que l’équipe de protection de Hariri a été réduite de 40 à 8 agents peu de temps après sa démission. « Au moment de son assassinat, la protection de M. Hariri était assurée presque entièrement par son équipe de sécurité privée », a-t-il ajouté.
Le rapport rejette enfin les arguments des responsables sécuritaires affirmant que les services au Liban ne connaissent pas le concept de « sécurité préventive ». Cet argument est inadmissible puisque la prévention est essentielle dans un mécanisme de sécurité, et faux, puisque la garde républicaine a elle-même affirmé assurer ce genre de protection au président de la République, déclare le rapport.
Et de conclure : « L’appareil sécuritaire libanais n’a pas pu fournir une protection adéquate à M. Hariri et a donc assuré un contexte adéquat à son assassinat. »
Exposant la mission des différents services sécuritaires du pays, le rapport s’arrête sur le rôle des services de renseignements syriens au Liban. « Contrairement aux affirmations faites à la commission par leur chef, les preuves et les témoignages concurrents nous poussent à croire au-delà de tout doute possible que ces services ont joué un rôle-clé dans la vie politique libanaise et avaient une implication active, si ce n’est pas une supervision directe, de la gestion des affaires sécuritaires au Liban », affirme le texte.
Le rapport a en outre estimé que le conseil central de sécurité, supposé gérer les relations entre ces différents services, est plus « une formalité qu’un mécanisme de coordination », puisque les chefs des services rapportent leurs informations à ceux qui les ont désignés plutôt...
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