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Actualités - Opinion

Les soucis de Sissou

Le saviez-vous ? Entre l’opposition qui se cherche et le pouvoir sur lequel va bientôt tomber un avis de recherche, Sélim Hoss a inventé la voie médiane « faux derche ». Brave Sissou, on ne l’a jamais vu autant sévir dans les médias que depuis qu’il avait décidé de larguer le marigot politique, après la baffe électorale de 2000. À l’époque, il affirmait sans se démonter que son plus grand bonheur était de rentrer chez lui. Avec des milliers de voix d’écart, Ghenwa Jalloul lui avait alors fourni l’occasion d’être heureux. Mais comme on pouvait s’en douter, le sinistre au teint bistre ne raccroche jamais. Le voilà donc qui se la ramène avec sa 3e voie, empreinte de ses jérémiades habituelles. Sa stratégie : foncer mollo mollo, mais avec force trémolos. Depuis qu’Élias Sarkis l’avait tiré de la platitude des chiffres, il y a une trentaine d’années, cet économiste distingué s’est surtout distingué dans le concept hautement vivifiant du « ni, ni » : ni vainqueur ni vaincu, ni droite ni gauche, ni loyaliste ni opposant, ni figue ni raisin. Bref, un homme de peu qui regarde passer les trains et respire la joie de vivre. Quand il lui arrivait de s’adresser au Parlement, il n’était pas rare de voir certains députés regarder discrètement leur montre pour vérifier qu’elle ne s’était pas arrêtée. Et au terme de la lecture de la déclaration ministérielle, qui prenait une dizaine de minutes, les parlementaires avaient l’impression d’avoir perdu toute une journée. Depuis l’assassinat de Rafic Hariri, qui l’a sorti de sa voie de garage, notre ami a un nouveau dada : barrer la voie à toute ingérence occidentale dans nos affaires. Il voit déjà l’hôtel Beaurivage à Beyrouth et la villa Jabre dans le Metn truffés de geôliers à l’accent français ou américain. « Syrie, reviens, les Libanais sont devenus fous... » À 75 ans mais toutes ses dents, Sissou n’est certes pas le perdreau de l’année. Mais il reste le candidat idéal pour piloter un gouvernement neutre, incolore et insipide, si le Tripolichinelle venait une fois de plus à déguerpir à grands coups de lattes. Malgré ce qu’il raconte, Sissou ne rate cependant jamais l’occasion de dire qu’il est là pour servir. Pour servir à quoi ? Gaby NASR
Le saviez-vous ? Entre l’opposition qui se cherche et le pouvoir sur lequel va bientôt tomber un avis de recherche, Sélim Hoss a inventé la voie médiane « faux derche ».
Brave Sissou, on ne l’a jamais vu autant sévir dans les médias que depuis qu’il avait décidé de larguer le marigot politique, après la baffe électorale de 2000. À l’époque, il affirmait sans se démonter que son plus grand bonheur était de rentrer chez lui. Avec des milliers de voix d’écart, Ghenwa Jalloul lui avait alors fourni l’occasion d’être heureux.
Mais comme on pouvait s’en douter, le sinistre au teint bistre ne raccroche jamais. Le voilà donc qui se la ramène avec sa 3e voie, empreinte de ses jérémiades habituelles. Sa stratégie : foncer mollo mollo, mais avec force trémolos. Depuis qu’Élias Sarkis l’avait tiré de...