Médicaments Génériques
L’Inde sous la pression
des géants pharmaceutiques
le 26 mars 2005 à 00h00
L’Inde subit la pression des géants mondiaux de la pharmacie, qui la poussent à limiter la fabrication de médicaments génériques afin de conserver leur part de marché face aux producteurs des pays en développement, selon des ONG spécialisées.
Les députés indiens ont définitivement adopté mercredi une loi rendant illégale la copie de médicaments brevetés à partir de 2005.
Les organisations humanitaires ont condamné ce texte. Elles redoutent qu’il ne complique l’accès des pays pauvres aux génériques nécessaires pour lutter contre des épidémies comme le sida, l’Inde étant le premier exportateur mondial de médicaments génériques.
La loi votée à New Delhi vise à mettre l’Inde en conformité avec le compromis du 30 août 2003 passé entre les pays membres de l’Organisation mondiale du commerce à propos du droit de propriété intellectuelle des médicaments.
Aux termes de cet accord, l’Inde, de même que d’autres producteurs de médicaments génériques comme le Brésil, s’est engagée à réglementer la copie de médicaments brevetés tout en conservant la possibilité d’en vendre aux pays pauvres confrontés à des épidémies, sous certaines conditions très strictes.
Mais les détracteurs du projet de loi font valoir que le texte va plus loin que ne l’exige l’accord obtenu à l’OMC. Les grands groupes pharmaceutiques occidentaux font valoir que la protection de leurs brevets est indispensable pour leur permettre d’investir dans la recherche de nouvelles molécules.
Mais certains, comme Novartis ou le français Sanofi-Aventis, cherchent à rester présents sur le marché des génériques avec l’idée qu’il vaut mieux vendre ses propres produits moins cher plutôt que de voir son chiffre d’affaires grignoté par des concurrents. Le mois dernier, Novartis a ainsi dépensé 5,65 milliards d’euros pour racheter le fabricant allemand de génériques Hexal.
La firme suisse revendique désormais la place de numéro un mondial des génériques, devant l’israélien Teva, et vise 10 % d’un marché mondial évalué à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2010.
L’Inde subit la pression des géants mondiaux de la pharmacie, qui la poussent à limiter la fabrication de médicaments génériques afin de conserver leur part de marché face aux producteurs des pays en développement, selon des ONG spécialisées.
Les députés indiens ont définitivement adopté mercredi une loi rendant illégale la copie de médicaments brevetés à partir de 2005.
Les organisations humanitaires ont condamné ce texte. Elles redoutent qu’il ne complique l’accès des pays pauvres aux génériques nécessaires pour lutter contre des épidémies comme le sida, l’Inde étant le premier exportateur mondial de médicaments génériques.
La loi votée à New Delhi vise à mettre l’Inde en conformité avec le compromis du 30 août 2003 passé entre les pays membres de l’Organisation mondiale du commerce à...
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