Cees van Lede, président du conseil d’administration de l’Insead, était le week-end dernier à Beyrouth pour promouvoir la création d’un centre de recherches sur les entreprises libanaise et moyen-orientales, dans le cadre d’un projet de cette grande école basée à Fontaineblau en France. L’objectif est de réaliser des cas sur les entreprises arabes qui serviront aux étudiants des formations de type MBA.
Au menu de cette visite, prévue de longue date, figurait une rencontre avec Rafic Hariri, qui était l’un des chauds partisans du projet, étant donné l’importance de son impact pour un pays comme le Liban. L’assassinat de l’ancien Premier ministre a tout bouleversé.
Cees van Lede a présenté ses condoléances à l’un de ses proches collaborateurs, l’ancien ministre des Finances, Fouad Siniora, qui préside actuellement la Banque Méditerranée, appartenant au groupe Hariri. Il a également rencontré le PDG de la Banque Libano-Française, Farid Raphaël, qui, avec les Banques Méditerranée et Audi, a annoncé sa volonté de soutenir le projet de l’Insead qui porte sur plusieurs centaines de milliers de dollars. Ces trois banques ont annoncé des engagements financiers qui devraient être suivis par des participations venant des pays arabes, dont celle de la Banque centrale de Jordanie.
M. Van Lede est l’ancien PDG d’Akzo Nobel, l’ancien président du comité de surveillance de la Banque centrale néerlandaise, et membre du conseil de surveillance de sociétés telles que Scania, Heineken, Sara Lee, Philips Electronics, Air Liquide, Air France-KLM. Il a aussi été reçu par le président de la République, Émile Lahoud, en compagnie de Joe Issa el-Khoury et de Fadi Sawaya, tous deux membres du comité de direction de l’association des anciens de l’Insead au Liban. Il a ensuite rencontré le ministre démissionnaire de l’Économie et du Commerce, Adnane Kassar. Tous ont manifesté leur enthousiasme pour le projet de l’Insead.
« Il s’agit de confier à des analystes spécialisés la tâche de réaliser des études de cas sur les succès et les échecs des entreprises dans la région », explique Joe Issa el-Khoury, président de l’Association des anciens de l’Insead à Beyrouth. Pour Cees van Lede, de petits pays comme le Liban sont, à l’instar de son pays natal, la Hollande, des laboratoires très intéressants en matière d’esprit d’entreprise. On y trouve l’esprit commerçant, grâce à l’ouverture sur la mer, les capitaux et les ressources humaines. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Insead a choisi d’implanter son centre de recherche à Beyrouth.
S.R.
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