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Actualités - Chronologie

L’Europe en guise de thérapie pour Lyon

En recevant Brême en 8e de finale retour de Ligue des champions avec un net avantage (3-0), l’Olympique Lyonnais, qui reste sur deux échecs en France, entend retrouver sa dynamique gagnante et se qualifier avec la manière. Il faudrait en effet un cataclysme pour que l’OL n’accède pas, pour la deuxième année consécutive, aux quarts de finale de la Ligue des champions, après avoir été sorti par le futur vainqueur, Porto, en avril 2004. « Nous avons fait tellement d’efforts à l’aller, explique Florent Malouda, que nous n’avons qu’une envie et un but : confirmer au retour. » Les statistiques l’énoncent clairement : 100 % des équipes – 69 précédents depuis 1980 – s’étant retrouvées dans ce cas de figure ont poursuivi leur route. « On sent ce groupe prêt à se mobiliser pour ce qui serait extrêmement porteur pour le club, dit Jean-Michel Aulas, le président. Et je peux vous dire qu’on veut absolument jouer ce quart de finale. » Mais Lyon sort d’une série noire avec deux échecs contre Clermont (L2) puis Caen : « Il faut retrouver le goût de la victoire, annonce d’emblée Florent Malouda. Deux défaites de suite, c’est inacceptable pour un club comme le nôtre. » Vaincus seulement 5 fois en 40 matches, les Lyonnais digèrent difficilement : « Quand on a l’habitude de gagner, on accepte encore moins la défaite, témoigne Sidney Govou, le capitaine. Mais je crois que c’est une bonne chose. » Les Gones peuvent toutefois se raccrocher à d’autres statistiques. À domicile, ils ont ainsi gagné dix de leurs onze dernières rencontres : « Il n’y a pas le feu, coupe Bryan Bergougnoux. Il faut simplement vite réagir. Nous nous sommes bien parlés et chacun doit se remettre en cause. » À mi-parcours « Nous n’avons jamais pensé que nous étions les plus beaux, les plus forts, explique encore Jérémy Clément. Nous avons encore du travail, on le sait. » Personne ne s’affole, tout en cherchant des explications salutaires : « Le groupe a des ressources, révèle Juninho. Il nous reste beaucoup de belles choses à faire. Battons Brême avant de reprendre notre course en championnat. » Mais aucun Lyonnais ne lève déjà les bras, alors qu’à l’aller, ils avaient impressionné tout le monde : « Il faudrait un miracle », avait lancé Klaus Allofs, le manageur de Brême, à la fin du match aller. Mais Lyon est bien placé pour savoir que les miracles sont possibles. En 1999, les Lyonnais avaient pris l’avantage 3-0 à l’aller, avant de sombrer au Weser Stadion (4-0 et élimination en 16es de finale de la Coupe de l’UEFA). « Nous ne sommes qu’à mi-parcours », rappelle Florent Malouda. « Nous avons pris un avantage, mais il faut concrétiser. Brême est capable de mettre 4 buts à l’extérieur, croit savoir le Guyanais. Ce match retour ne sera pas une formalité. » Bryan Bergougnoux s’attend donc à un match offensif de la part des visiteurs : « 4-0 ou 4-1, ils seraient qualifiés, énonce l’attaquant rhodanien. Ils peuvent donc tout donner d’entrée, sans se poser de questions défensives. » Pour cette rencontre, Paul Le Guen devra se passer d’Anthony Réveillère. Souffrant de la cheville droite depuis le match de Coupe de France à Toulouse (13 février), le latéral, qui a repris la course ce week-end, poursuit ses soins. Claudio Caçapa est très incertain. Entré 27 minutes à Monaco après 3 mois et demi d’absence en raison d’une entorse des ligaments du genou, il avait dû interrompre les entraînements à la veille du match aller face à Brême. En revanche, le capitaine Sidney Govou, qui avait ressenti une douleur à la cuisse à Clermont et qui avait dû déclarer forfait à Caen, retrouve le groupe.

En recevant Brême en 8e de finale retour de Ligue des champions avec un net avantage (3-0), l’Olympique Lyonnais, qui reste sur deux échecs en France, entend retrouver sa dynamique gagnante et se qualifier avec la manière.
Il faudrait en effet un cataclysme pour que l’OL n’accède pas, pour la deuxième année consécutive, aux quarts de finale de la Ligue des champions, après avoir été sorti par le futur vainqueur, Porto, en avril 2004.
« Nous avons fait tellement d’efforts à l’aller, explique Florent Malouda, que nous n’avons qu’une envie et un but : confirmer au retour. »
Les statistiques l’énoncent clairement : 100 % des équipes – 69 précédents depuis 1980 – s’étant retrouvées dans ce cas de figure ont poursuivi leur route.
« On sent ce groupe prêt à se mobiliser pour ce qui serait...