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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro réduit ses pertes de moitié

L’euro a reculé légèrement face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, ce qui n’a entamé toutefois que faiblement le terrain repris par la monnaie unique européenne au billet vert vendredi dernier, à la suite de la publication du rapport de l’emploi aux États-Unis en février. Bien qu’on ait relevé 262 000 créations d’emplois non agricoles contre 132 000 en janvier, le détail du rapport n’était pas de nature à enthousiasmer les opérateurs. La hausse du taux du chômage de 5,2 % à 5,4 % de la population active a déçu ainsi que la stabilisation du salaire horaire moyen à 15,9 $ en février, excluant toute perspective d’une relance de l’inflation et d’un nouveau resserrement de la politique monétaire de la Fed pour l’enrayer. Mais, les professionnels ont qualifié hier la réaction du marché vendredi dernier un peu exagérée après la publication de ce rapport du chômage US, estimant devoir rééquilibrer leurs positions de change en faveur du dollar. En effet, des ventes bénéficiaires sur l’euro l’ont ramené au-dessous du seuil de 1,32 $ (à 1,3185 $) avant qu’il ne profite de quelques ajustements de portefeuilles. À cela aurait contribué l’attente de la publication demain du Livre beige de la Fed qui est censé donner une image plus claire des développements de l’économie US jusqu’à février. De plus, les conjectures selon lesquelles les chiffres de la balance US des comptes courants en janvier devant paraître vendredi prochain pourraient se solder par un déficit de 57 milliards $ contre 56,4 milliards $ en décembre ont nourri beaucoup d’appréhensions quant à la dégradation des déficits jumeaux des États-Unis (déficit des comptes courants et déficit budgétaire). Cela d’autant que les propositions budgétaires du président George W. Bush vont lourdement grever les déficits des 10 années à venir, en raison notamment de la pérennisation des baisses d’impôts, selon un rapport publié par le bureau du Congrès. Le déficit budgétaire qui avait atteint 412 mlilliards $ au cours de l’exercice fiscal 2004, clos le 30 septembre dernier, devrait frôler les 2 600 milliards $ d’ici à 2005, selon ce rapport, en raison des baisses d’impôts de M. Bush qui avait à plusieurs fois promis de diviser le déficit budgétaire par 2 d’ici à 5 ans. Dans ce contexte, les spéculations à la hausse du dollar ne tardaient pas à se relâcher, ce qui a permis à l’euro de réduire ses pertes de moitié de 0,38 % à 0,19 %, pour se négocier finalement à New York à 1,3210 $ contre 1,3235 $ vendredi dernier. Les Bourses partagées Wall Street, qui avait ouvert en nette hausse hier, s’est montrée vulnérable ensuite après que les prix du pétrole eurent repris leur mouvement ascensionnel. Pourtant, la Bourse électronique Nasdaq est restée soutenue par un regain d’attrait pour les valeurs des semi-conducteurs, comme Intel, Texas Instruments et Micron Technology. Les Bourses européennes ont été également mitigées, l’engouement manifesté pour certaines valeurs technologiques comme Alcatel et Vivendi Universal ayant été compensé par les attaques à la baisse des pharmaceutiques et des minières. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a continué sur sa lancée de la semaine dernière à la veille de son entrée à la Bourse du Koweït. Les actions A de cette société ont rebondi de 8,46 $ à 8,88 $ et les actions B de 8,35 $ à 8,76 $. Élie KAHWAGI
L’euro a reculé légèrement face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, ce qui n’a entamé toutefois que faiblement le terrain repris par la monnaie unique européenne au billet vert vendredi dernier, à la suite de la publication du rapport de l’emploi aux États-Unis en février. Bien qu’on ait relevé 262 000 créations d’emplois non agricoles contre 132 000 en janvier, le détail du rapport n’était pas de nature à enthousiasmer les opérateurs. La hausse du taux du chômage de 5,2 % à 5,4 % de la population active a déçu ainsi que la stabilisation du salaire horaire moyen à 15,9 $ en février, excluant toute perspective d’une relance de l’inflation et d’un nouveau resserrement de la politique monétaire de la Fed pour l’enrayer. Mais, les professionnels ont qualifié hier la réaction...