Bush : Nous exigeons un retrait total et non pas des demi-mesures
le 05 mars 2005 à 00h00
Le président américain, George Bush, a affirmé hier qu’il ne se contenterait pas de demi-mesures de la part de la Syrie, appelant de nouveau Damas à opérer un retrait total de ses troupes du Liban.
« Nous voulons que la démocratie au Liban réussisse. Et nous savons qu’elle ne peut pas réussir aussi longtemps qu’elle restera placée sous l’occupation d’une puissance étrangère. Il n’est pas question de demi-mesures. Nous voulons un retrait complet », a affirmé M. Bush lors d’un discours à Westfield, au New Jersey. « Quand je dis “retirez toutes vos troupes”, cela ne signifie pas 94 % d’entre elles », a-t-il prévenu.
Dans un entretien publié hier par le quotidien New York Post, le président Bush a souligné que ce dernier point était « non négociable », estimant que les Syriens doivent retirer leurs soldats et leurs services de renseignements du Liban « avant les législatives qui doivent avoir lieu en mai ».
« Je pense que nous avons une bonne chance d’arriver à cet objectif pour nous assurer que les élections de mai seront équitables. Je ne pense pas que nous pourrons avoir des élections équitables si les troupes syriennes sont là », a-t-il ajouté dans cet entretien.
« Je suis satisfait du message très clair envoyé par le prince héritier Abdallah d’Arabie saoudite » à la Syrie, a-t-il encore dit.
M. Bush a rappelé que la France et les États-Unis étaient sur la même longueur d’onde au sujet du dossier libanais, surmontant les profondes divergences qui avaient suivi la guerre lancée contre l’Irak par l’Administration Bush il y a deux ans.
Le président Bush a évoqué au public venu l’entendre à Westfield ses entretiens la semaine dernière avec le président français Jacques Chirac. « L’un des points sur lesquels nous sommes d’accord est que la Syrie, les troupes syriennes, les services de renseignements syriens doivent quitter le Liban maintenant », a-t-il indiqué.
M. Bush a précisé qu’il n’envisage pas d’intervention militaire contre la Syrie pour l’instant. « L’alternative (pour la Syrie) est un plus grand isolement encore de la communauté internationale. Le président (américain) ne doit jamais écarter une option, mais la force serait mon dernier choix », a-t-il dit.
L’avertissement américain, précise l’AFP dans une dépêche datée de Washington, vise clairement les informations selon lesquelles le président syrien, Bachar el-Assad, devrait annoncer aujourd’hui un redéploiement de ses troupes vers la Békaa.
Le président américain, George Bush, a affirmé hier qu’il ne se contenterait pas de demi-mesures de la part de la Syrie, appelant de nouveau Damas à opérer un retrait total de ses troupes du Liban.
« Nous voulons que la démocratie au Liban réussisse. Et nous savons qu’elle ne peut pas réussir aussi longtemps qu’elle restera placée sous l’occupation d’une puissance étrangère. Il n’est pas question de demi-mesures. Nous voulons un retrait complet », a affirmé M. Bush lors d’un discours à Westfield, au New Jersey. « Quand je dis “retirez toutes vos troupes”, cela ne signifie pas 94 % d’entre elles », a-t-il prévenu.
Dans un entretien publié hier par le quotidien New York Post, le président Bush a souligné que ce dernier point était « non négociable », estimant que les Syriens doivent retirer...
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