L’euro s’est replié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux sur des ajustements de positions après des statistiques US plutôt rassurantes à quelques jours de la publication vendredi du rapport mensuel sur l’emploi en février. Bien que l’indice d’activité industrielle aux États-Unis, établi par les directeurs d’achats du secteur (ISM), ait reculé de 56,4 points en janvier à 55,3 points en février (voir par ailleurs), les investisseurs ont été réconfortés par la hausse de la composante « livraisons des fournisseurs » de 53,7 points à 53,9 points et de celle des exportations de 56,9 points à 57,4 points. Ce développement, qui laisse augurer une croissance toujours forte en 2005, devait, selon les analystes, augmenter le potentiel du marché du travail malgré le léger déclin de la composante emploi de l’indice ISM de 58,1 points à 57,4 points pendant la même période. Cela d’autant que les économistes venaient d’apprendre que les dépenses de construction aux États-Unis ont augmenté de 0,7 % en janvier après une hausse révisée de 1,1 % à 1,2 % en décembre, témoignant de la solidité de ce secteur qualifié de locomotive de la croissance économique. Mais la réaction des marchés à ces chiffres s’est limitée à quelques rachats du dollar contre la monnaie unique européenne qui n’a trouvé aucun appui dans la stabilité de l’indice des directeurs d’achats du secteur manufacturier de la zone euro à 51,9 points en février. Selon les cambistes, l’euro aurait plutôt souffert de la détérioration de la situation de l’emploi dans sa région. À cet égard, les opérateurs ont fait état hier de l’annonce par l’Agence nationale pour l’emploi en Allemagne que le nombre de chômeurs dans ce pays a enregistré un nouveau record en février, à 5,216 mls contre 5,037 mls en janvier, soit 12,6 % de la population active contre 12,1 % pendant la même période. Quoi qu’il en soit, l’euro avait du mal hier à percer plus haut, même si le dollar restait susceptible de se déprécier toujours à cause de la balance des comptes courants US déficitaires. Il s’est, en effet, négocié finalement à New York sur un ton vulnérable à 1,3183 $ contre 1,3220 $ la veille, en baisse de 0,29 %.
Rebond des Bourses
La Bourse US a repris son mouvement ascensionnel hier après ses pertes de la veille, passant outre à la baisse de l’indice d’activité du secteur industriel (ISM). Elle a été soutenue par la nouvelle hausse des dépenses de construction en janvier et l’augmentation de 1,5 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière. Le relèvement de la recommandation de J.P. Morgan pour le secteur technologique a bénéficié aux titres des fabricants de semi-conducteurs. Il en est de même du relèvement de la recommandation de Merrill Lynch pour le secteur pharmacie et hygiène.
Les Bourses européennes ont également terminé dans le vert grâce au repli de l’euro et au reflux des prix pétroliers. L’annonce d’une hausse de 3,1 % des ventes de voitures neuves en France en février a soutenu la tendance, ainsi que les pronostics de l’Observatoire européen des technologies d’information selon lesquels les ventes de ce secteur devraient croître de 4,1 % cette année dans l’Union européenne contre 3,3 % en 2004.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué sur leur lancée de la semaine dernière remontant de 8,02 $ à 8,07 $ et de 8 $ à 8,04 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
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