Rechercher
Rechercher

Actualités

Changes et Bourses Le dollar à bout de souffle et les Bourses en hausse

Le dollar a fortement reculé hier face aux principales devises sur les marchés des changes internationaux, après la nouvelle baisse des prix pétroliers et la publication de chiffres décevants sur l’emploi US, poussant les cambistes à s’interroger sur l’attitude de la Fed en matière de relèvement de ses taux d’intérêt. À cet égard, les opérateurs ont été très déçus par la baisse de 3 000 seulement du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière pour totaliser 344 000, alors que les économistes tablaient sur un total de 335 000 demandes. Ce développement, qui confirme l’existence d’un obstacle majeur à tout relèvement des taux d’intérêt US à plus de 1 % actuellement, a donc incité les opérateurs à se demander ce que va faire la Fed lors de la réunion de son comité de politique monétaire, fin juin. Cela d’autant que le ton conciliant de l’Opep, à quelques jours de sa réunion ministérielle à Beyrouth le 3 juin pour décider de l’augmentation des quotas de production, a fait tomber hier les cours du brut dont la récente flambée laissait craindre une relance des pressions inflationnistes incitant la Fed à resserrer sa politique monétaire pour les enrayer. Cette perspective, qui avait soutenu le dollar auparavant, semble être exclue actuellement. Le billet vert s’est donc ressenti de tous ces développements privilégiant les autres monnaies sur lui. Il a, par ailleurs, pâti de la découverte hier d’explosifs à Bratislava tout près du bâtiment devant abriter l’Assemblée parlementaire de l’Otan qui se tient aujourd’hui dans la capitale slovaque, dans la mesure où il est la devise la plus fragile lorsque les questions de terrorisme sont évoquées. Cela étant, les cambistes ont passé outre à la révision de la croissance du PIB américain au premier trimestre 2004 (voir par ailleurs), estimant devoir se débarrasser du dollar. L’euro n’a pas tardé à profiter de ce changement d’humeur sur les marchés, se négociant finalement à New York à 1,2270 $ contre 1,2106 $ la veille, en hausse de 1,35 %. La Bourse US était en hausse hier, encouragée par la révision à la hausse de la croissance aux États-Unis et par l’éloignement des craintes d’un relèvement des taux d’intérêt par la Fed, fin juin. Du côté des entreprises, la cote a été soutenue par la nomination d’un nouveau directeur financier chez Goodyear, le relèvement de la recommandation de UBS sur Coca-Cola et l’annonce par Citigroup de la vente de sa part dans le Samba Financial Group ainsi que par les nouvelles selon lesquelles Dell pourrait augmenter son chiffre d’affaires plus vite que prévu en 2004. Les Bourses européennes ont poursuivi leur marche en avant, soutenues par Wall Street et par une baisse des prix du pétrole profitant aux valeurs chimiques, automobiles et d’aviation. Les bons résultats de Vivendi et les perspectives de Dell ont redonné aussi de l’actualité aux placements dans les technologiques. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A et B de Solidere de 6,60 $ à 6,62 $ et de 6,52 $ à 6,57 $ respectivement. Élie KAHWAGI


Le dollar a fortement reculé hier face aux principales devises sur les marchés des changes internationaux, après la nouvelle baisse des prix pétroliers et la publication de chiffres décevants sur l’emploi US, poussant les cambistes à s’interroger sur l’attitude de la Fed en matière de relèvement de ses taux d’intérêt. À cet égard, les opérateurs ont été très déçus par la baisse de 3 000 seulement du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière pour totaliser 344 000, alors que les économistes tablaient sur un total de 335 000 demandes. Ce développement, qui confirme l’existence d’un obstacle majeur à tout relèvement des taux d’intérêt US à plus de 1 % actuellement, a donc incité les opérateurs à se demander ce que va faire la Fed lors de la réunion de...