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Soudan La pression monte en faveur d’une action internationale au Darfour

Face aux cris d’alarme de plus en plus pressants sur une catastrophe humanitaire dans le Darfour, la pression monte en faveur d’une action internationale dans cette région de l’ouest du Soudan, en proie à une guerre civile depuis un an. En fin de semaine dernière, les États-Unis ont mis leur poids dans la balance, Washington se disant prêt à demander au Conseil de sécurité de l’Onu de décréter des sanctions internationales contre le Soudan s’il ne fait pas les efforts nécessaires pour mettre fin aux violences au Darfour. Dimanche dernier, l’organisation non gouvernementale International Crisis Group (ICG), spécialisée dans la prévention et la résolution des conflits, avait lancé de son côté un appel à la communauté internationale pour qu’elle agisse enfin. « La communauté internationale doit agir d’une manière urgente et être prête à user de la force si nécessaire pour sauver des centaines de milliers de civils dont les vies sont menacées en raison des brutales opérations » antirebelles menées au Darfour par les forces progouvernementales, selon ICG. Dans un communiqué, le conseiller d’ICG John Prendergast appelle à une « action immédiate, ciblée, notamment de la part du Conseil de sécurité de l’Onu, pour stopper les tueries et les atrocités, empêcher une situation de famine, enrayer le nettoyage ethnique et encourager le processus de paix ». Pour l’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF), c’est l’ensemble de la population du Darfour qui est « menacée de famine ». MSF a récemment conduit une enquête au Darfour qui a révélé des « niveaux très dangereux de malnutrition et de mortalité et une détérioration rapide de la situation alimentaire » dans cette région où vivent environ six millions de personnes, selon l’organisation. De son côté, l’ONG britannique Oxfam a annoncé hier qu’elle allait intensifier son action dans la région du Darfour. L’organisation, qui a salué la décision de Khartoum de lever des restrictions à l’accès des travailleurs humanitaires étrangers, s’apprête à envoyer 15 experts supplémentaires au Darfour, selon un communiqué. Le conflit a fait jusqu’à 10 000 morts, déplacé un million de personnes à l’intérieur du Soudan et provoqué l’exode au Tchad de quelque 100 000 personnes, selon l’Onu. Il oppose depuis février 2003 des milices progouvernementales arabes et les troupes gouvernementales à des mouvements rebelles issus de populations musulmanes non arabes.
Face aux cris d’alarme de plus en plus pressants sur une catastrophe humanitaire dans le Darfour, la pression monte en faveur d’une action internationale dans cette région de l’ouest du Soudan, en proie à une guerre civile depuis un an. En fin de semaine dernière, les États-Unis ont mis leur poids dans la balance, Washington se disant prêt à demander au Conseil de sécurité de l’Onu de décréter des sanctions internationales contre le Soudan s’il ne fait pas les efforts nécessaires pour mettre fin aux violences au Darfour.
Dimanche dernier, l’organisation non gouvernementale International Crisis Group (ICG), spécialisée dans la prévention et la résolution des conflits, avait lancé de son côté un appel à la communauté internationale pour qu’elle agisse enfin. « La communauté internationale doit agir...