Le Suisse Roger Federer, dominateur depuis le début de la saison, a les moyens de mettre en échec les spécialistes espagnols et argentins de la terre battue, à partir d’aujourd’hui, aux Internationaux de France de tennis, et de devenir le premier pur attaquant à s’imposer à Roland-Garros depuis Yannick Noah en 1983.
Le n° 1 mondial, vainqueur de deux tournois du grand chelem sur surface rapide à Wimbledon et en Australie, a démontré sa capacité à s’imposer aussi sur terre en remportant le week-end dernier le Masters Series de Hambourg, avec au passage des victoires sur deux de ses principaux rivaux à Paris, l’Espagnol Carlos Moya et l’Argentin Guillermo Coria. Ce dernier, battu en finale, a subi en Allemagne sa première défaite sur terre battue depuis sa demi-finale du dernier Roland-Garros contre l’étonnant néerlandais Martin Verkerk. Brillant vainqueur à Monte-Carlo, il est avec David Nalbandian le meilleur espoir pour l’Argentine de trouver un successeur à Guillermo Vilas, couronné en 1977.
Vainqueur du Masters Series de Rome, Moya se présente à Paris, six ans après son premier succès, en chef de file d’une dense délégation espagnole, où Tommy Robredo voire Albert Costa, titré en 2002, pourraient faire parler d’eux. Le leader habituel, Juan Carlos Ferrero, est en effet arrivé amoindri à Paris par des douleurs aux côtes et à un poignet qui l’ont obligé à écourter sa préparation. Longtemps incertain, il ne semble pas dans les meilleures dispositions pour conserver son trophée. Le tableau ne lui donnera d’ailleurs pas beaucoup de temps pour prendre ses marques puisqu’il pourrait rencontrer dès le troisième tour le Brésilien Gustavo Kuerten, toujours prêt à renaître à Paris où il s’est imposé trois fois (1997, 2000, 2001). Le problème de Federer pourrait être celui de la confiance. Le Suisse reste sur deux éliminations au premier tour à Roland-Garros. Il sait bien aussi que les derniers grands champions pratiquant le même style de jeu à haut risque que lui, comme John McEnroe, Stefan Edberg ou Pete Sampras, ont toujours trébuché à Paris depuis vingt ans.
Dans le simple dames, tous les indicateurs sont au vert pour la Française Amélie Mauresmo, qui tient l’occasion de remporter son premier tournoi du grand chelem. Elle vient en effet de remporter deux tournois sur terre battue, à Berlin et à Rome, en jouant très bien, ce qui n’est pas nouveau, mais aussi en faisant preuve d’une belle solidité mentale dans l’adversité, ce qui est plus rare. Blessée au poignet, l’une des deux Belges qui tiennent le haut du pavé, Kim Clijsters, n° 2 mondiale, n’est pas là. L’autre, Justine Hénin-Hardenne, tête de série n° 1 et tenante du titre, est dans un état de santé précaire et a hésité à venir. Rien ne dit que l’importante dépense d’énergie que lui impose son manque de puissance lui permettra de parvenir en demi-finales, où la forme rayonnante de Mauresmo pourrait faire la différence. Mauresmo retrouverait alors en finale l’une des sœurs Williams. Qu’il s’agisse de Serena, qui se disperse beaucoup et souffre toujours du genou gauche, ou de Venus, ce ne serait plus un épouvantail.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Suisse Roger Federer, dominateur depuis le début de la saison, a les moyens de mettre en échec les spécialistes espagnols et argentins de la terre battue, à partir d’aujourd’hui, aux Internationaux de France de tennis, et de devenir le premier pur attaquant à s’imposer à Roland-Garros depuis Yannick Noah en 1983.
Le n° 1 mondial, vainqueur de deux tournois du grand chelem sur surface rapide à Wimbledon et en Australie, a démontré sa capacité à s’imposer aussi sur terre en remportant le week-end dernier le Masters Series de Hambourg, avec au passage des victoires sur deux de ses principaux rivaux à Paris, l’Espagnol Carlos Moya et l’Argentin Guillermo Coria. Ce dernier, battu en finale, a subi en Allemagne sa première défaite sur terre battue depuis sa demi-finale du dernier Roland-Garros contre...