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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Léger essoufflement du dollar

L’euro est parvenu à reprendre quelques couleurs face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après un plongeon qui l’avait fait reculer jusqu’à 1,2730 $ dans la matinée en Europe. Bien que les opérateurs jugent toujours possible un nouvel accès de faiblesse de la monnaie unique européenne, nombre d’entre eux ont estimé devoir prendre les quelques gains que leur procure la récente remontée du dollar depuis les propos tenus à la fin de la semaine dernière par le président de la Fed, Alan Greenspan. Celui-ci avait écarté devant les grands argentiers du G7 à Londres le risque d’une crise de la balance US des comptes courants. « J’ai déjà dit que le déficit courant US ne peut pas croître éternellement mais, heureusement, la flexibilité accrue de l’économie US va sans doute faciliter un ajustement sans conséquence grave pour l’ensemble de l’activité économique », avait-il déclaré. Cela d’autant que les marchés venaient d’apprendre hier du secrétaire US au Trésor, John Snow, lors d’une audition devant le Congrès que la discipline budgétaire était une priorité de l’Administration US, tout en excluant des hausses d’impôts (voir par ailleurs). Cette déclaration, combinée au projet de budget présenté la veille par le président George W. Bush, ramenant le déficit fédéral de 427 mlds $ en 2005 à 390 mds $ en 2006, avait donc semé un climat d’optimisme autour du dollar. Mais, il n’en demeure pas moins que les économistes continuent de craindre un nouveau creusement du déficit commercial US en décembre dont les chiffres seront publiés demain. D’ici là, plusieurs cambistes ont estimé devoir rester sur la défensive. Ce phénomène ne tardait donc pas à entraîner des prises de bénéfices sur le dollar sans pour autant remettre en cause ses perspectives de hausse si le déficit commercial US devrait s’être réduit de 60,30 mds $ en novembre à 57,6 mds $ comme certains analystes anticipaient. Dans cette attente, et en l’absence d’autres statistiques jusqu’à jeudi, des ajustements de positions au profit de l’euro lui ont permis de recouvrer une partie du terrain qu’il avait perdu, le faisant négocier finalement à New York à 1,2765 $ contre 1,2755 $ la veille, en légère hausse de 0,08 %. Les Bourses incertaines en attendant Cisco La Bourse US est restée incertaine hier, dans un marché attentiste avant les résultats trimestriels de Cisco, attendus après la clôture. Dans ce contexte, l’annonce par McDonald’s d’une hausse de 5,2 % de ses ventes le mois dernier par rapport à la période correspondante de 2004 est passée comme inaperçue ainsi que la hausse de 2,2 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière. Les résultats relativement bons d’Electronic Data Systems et de United Technologies n’ont guère eu l’effet escompté sur les opérateurs dont les regards étaient concentrés sur Cisco. Les Bourses européennes ont clôturé quasi inchangées en attendant Cisco dont les résultats pourraient avoir un certain impact sur le secteur de la haute technologie du Vieux Continent. De ce fait, la publication de données encourageantes sur le marché de la vidéo en France ne devait guère soutenir les sociétés de ce secteur. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a repris le chemin de la hausse, les actions A ayant progressé de 9,02 à 9,21 $ et B de 9,21 à 9,25 $. Élie KAHWAGI

L’euro est parvenu à reprendre quelques couleurs face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après un plongeon qui l’avait fait reculer jusqu’à 1,2730 $ dans la matinée en Europe. Bien que les opérateurs jugent toujours possible un nouvel accès de faiblesse de la monnaie unique européenne, nombre d’entre eux ont estimé devoir prendre les quelques gains que leur procure la récente remontée du dollar depuis les propos tenus à la fin de la semaine dernière par le président de la Fed, Alan Greenspan. Celui-ci avait écarté devant les grands argentiers du G7 à Londres le risque d’une crise de la balance US des comptes courants. « J’ai déjà dit que le déficit courant US ne peut pas croître éternellement mais, heureusement, la flexibilité accrue de l’économie US va sans doute faciliter...