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Actualités - Opinion

La Croisette, le plus beau podium du monde

CANNES - d’Élie MASBOUNGI Forte connotation américaine et tendance mode cette année au Festival de Cannes où le gratin hollywoodien côtoie aisément les badauds de la Croisette sous un soleil familier qui après tout brille pour tout le monde. Et si les résultats attendus pour ce week-end ne réserveront pas de grandes surprises, selon nos confrères spécialistes du septième art, une palme pourrait revenir aux créateurs de mode et au luxe français qui ont tenu le devant de la scène et su, en tout cas, prouver que ces futés « Frenchies » restent les meilleurs. Le vrai film est là, écrivait d’ailleurs mardi dernier Virgignie Mouzat dans Le Figaro, ajoutant : « Tous les soirs sur le tapis rouge, des carats à tout casser des kilomètres de soie et de broderies, des escarpins et des sacs à devenir fous, du maquillage pour rendre plus belle celles à qui la gloire ne suffit pas. » Face aux grands écrans du Palais des Festivals et comme pour affronter la magie du cinéma, les spacieux salons des palaces de la Croisette grouillent d’activité créatrice dans un interminable spectacle d’élégance un sublime effort d’embellissement. Côté animation, des soirées à donner le vertige au plus blasé des noctambules, des créatures de rêve, des tenues somptueuses, des musiques enivrantes dans une ambiance unique au monde. Il y avait là les pinceaux les plus célèbres de L’Oréal, maquilleur officiel des stars, les ciseaux les plus connus de Dior qui en a habillé les plus belles, les styles les plus raffinées de Chopard qui a paré les plus beaux cous dans une interminable compétition qui vous fait presque oublier l’essentiel, c’est-à-dire le cinéma et ses rites. Mais la guerre des étoiles n’aura pas lieu et encore moins le choc des cultures. Et c’est ainsi que la remise du trophée de l’Américain Hartley-Merrill côtoie allègrement le dîner du Saoudien Ben Laden (le frère de l’autre...), banquier genevois et fondateur de l’entreprise « Almaz Film Productions ». Ici à Cannes, tout le monde a le droit d’exister par le talent et la créativité. Demain, l’heure sera aux palmes du succès et de l’échec, aux joies et aux déceptions. Et la Croisette reviendra à ses habitants et habitués, dans les bras de cette Méditerranée qui a vu d’autres gloires et en verra encore. Le ciel azur en est témoin...
CANNES - d’Élie MASBOUNGI
Forte connotation américaine et tendance mode cette année au Festival de Cannes où le gratin hollywoodien côtoie aisément les badauds de la Croisette sous un soleil familier qui après tout brille pour tout le monde. Et si les résultats attendus pour ce week-end ne réserveront pas de grandes surprises, selon nos confrères spécialistes du septième art, une palme pourrait revenir aux créateurs de mode et au luxe français qui ont tenu le devant de la scène et su, en tout cas, prouver que ces futés « Frenchies » restent les meilleurs. Le vrai film est là, écrivait d’ailleurs mardi dernier Virgignie Mouzat dans Le Figaro, ajoutant : « Tous les soirs sur le tapis rouge, des carats à tout casser des kilomètres de soie et de broderies, des escarpins et des sacs à devenir fous, du maquillage...