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Actualités - Chronologie

Un personnel non qualifié pratiquait des amputations à Abou Ghraib

Des militaires américains non qualifiés ont pratiqué des amputations et réutilisé des tubes respiratoires usagés pour soigner des détenus dans la prison surpeuplée de Abou Ghraib après la chute de Bagdad, rapporte l’hebdomadaire Time à paraître aujourd’hui. Le magazine précise que l’un des médecins a aussi reçu l’ordre de dissimuler un homicide à l’intérieur de la prison. Jusqu’à 7 000 prisonniers étaient entassés à Abou Ghraib mais aucun médecin n’y était affecté en permanence durant l’essentiel de 2003 après la chute de Bagdad, poursuit l’hedomadaire qui cite le capitaine de la garde nationale Kelly Parrson, assistant médical à Abou Ghraib en 2003 et 2004. Le capitaine Parrson admet avoir pratiqué, avec d’autres militaires non qualifiés, des amputations et autres procédures médicales qui auraient dû être pratiquées par des chirurgiens. « J’ai coupé une cheville et une jambe », se souvient-il en expliquant qu’« il n’y avait personne (pour le faire), si c’était la mort ou l’amputation, on devait le faire ». « Quand quelqu’un mourait, on prenait son tube respiratoire et on intubait quelqu’un d’autre », a-t-il poursuivi. En 2004, l’armée américaine dit avoir ouvert un hôpital de 52 lits à l’intérieur de la prison, où travaillent désormais un personnel médical de 200 personnes. Les autorités américaines ont par ailleurs libéré hier 350 détenus de cette prison ce qui porte à 800 le nombre de personnes qui ont recouvré la liberté depuis le début de l’année, a déclaré le ministère irakien des Droits de l’homme. Enfin, dans le cadre du scandale des sévices de la prison d’Abou Ghraib, un soldat américain a été condamné vendredi à six mois d’emprisonnement par un tribunal militaire réuni sur la base de Fort Hood au Texas (sud), a annoncé la presse locale samedi. Il s’agit pour l’instant de la plus faible peine prononcée contre un soldat américain impliqué dans ce scandale. Paul Bergrin l’avocat du soldat s’est dit « très déçu » et a indiqué qu’il fera appel de la décision.

Des militaires américains non qualifiés ont pratiqué des amputations et réutilisé des tubes respiratoires usagés pour soigner des détenus dans la prison surpeuplée de Abou Ghraib après la chute de Bagdad, rapporte l’hebdomadaire Time à paraître aujourd’hui. Le magazine précise que l’un des médecins a aussi reçu l’ordre de dissimuler un homicide à l’intérieur de la prison.
Jusqu’à 7 000 prisonniers étaient entassés à Abou Ghraib mais aucun médecin n’y était affecté en permanence durant l’essentiel de 2003 après la chute de Bagdad, poursuit l’hedomadaire qui cite le capitaine de la garde nationale Kelly Parrson, assistant médical à Abou Ghraib en 2003 et 2004. Le capitaine Parrson admet avoir pratiqué, avec d’autres militaires non qualifiés, des amputations et autres procédures médicales...