Par l’équipe des marchés de FFA
La réunion du G7, en présence du représentant de la Chine, aura confirmé les deux principes affirmés lors de la réunion de Boca Raton, en Floride, qui avait posé les bases d'un nouveau consensus : « La nécessité d'une flexibilité des taux de change pour les économies importantes » d'une part et, d'autre part, « le fait que la volatilité excessive et les mouvements désordonnés sont indésirables ». Le premier principe, dirigé contre la Chine principalement, vise à forcer ce pays à abandonner la fixité de sa devise par rapport au dollar US. Si la Chine finit par céder aux pressions de ses partenaires, cela permettra une correction du déficit important avec les États-Unis. Suivant le même principe, la baisse du dollar par rapport aux principales devises jusqu'à ce jour apparaît comme consensuelle, en ce sens qu'elle n'a pas été désordonnée. Reste à savoir si elle a été excessive. La réponse à cette question est venue la semaine dernière non du G7 mais de M. Greenspan, qui semble plaider maintenant pour un coup d'arrêt à la baisse du dollar. En effet, lors d'une conférence donnée à Londres, M. Greenspan a estimé que les « forces du marché » en faveur de la baisse du déficit courant devraient se stabiliser d'autant plus que la politique fiscale américaine s'est faite plus restrictive. Selon M. Greenspan, les entreprises qui s'étaient couvertes contre la baisse du dollar voient maintenant leurs contrats expirer, ce qui devrait diminuer leur compétitivité. De plus, elles sont de moins en moins prêtes à accepter une baisse de leurs marges pour vendre en dollars aux Etats-Unis. Enfin, la baisse du dollar a amélioré la position des entreprises américaines exportatrices. En clair, pour M. Greenspan, la baisse d'environ 30 % du dollar par rapport aux grandes devises va commencer à faire sentir ses effets et l'ajustement tant attendu dans les comptes courants va enfin devenir visible. Ces déclarations, que l'on soit d'accord ou non avec cette analyse, donnent une indication sur l'orientation nouvelle quant à la politique américaine en matière de change, comme si M. Greenspan commençait à trouver «indésirable », parce que « excessive », une baisse supplémentaire du dollar. Les analystes techniques estiment que le support de 1,2945 par rapport à l'euro est un test majeur. S'il devait être cassé à la baisse, l'euro pourrait rester durablement dans une tendance baissière.
* Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de « L’Orient-Le Jour ».
La réunion du G7, en présence du représentant de la Chine, aura confirmé les deux principes affirmés lors de la réunion de Boca Raton, en Floride, qui avait posé les bases d'un nouveau consensus : « La nécessité d'une flexibilité des taux de change pour les économies importantes » d'une part et, d'autre part, « le fait que la volatilité excessive et les mouvements désordonnés sont indésirables ». Le premier principe, dirigé contre la Chine principalement, vise à forcer ce pays à abandonner la fixité de sa devise par rapport au dollar US. Si la Chine finit par céder aux pressions de ses partenaires, cela permettra une correction du déficit important avec les États-Unis. Suivant le même principe, la baisse du dollar par rapport aux principales devises jusqu'à ce jour...
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