En réponse à sayyed Fadlallah
En aucun cas la stupidité, l’ignorance, la mégalomanie et l’égoïsme forcené, doublés de la malhonnêteté la plus grave de conséquences pour l’humanité, ne sauraient conclure, après examen psychiatrique de G.W. Bush et des siens, à une pathologie de type psychotique pouvant en quelque sorte le faire bénéficier de circonstances atténuantes ! Et puis quoi encore ?
Sans doute ne suis-je pas aussi charitable que sayyed Fadlallah (ndlr: l’uléma chiite avait demandé au peuple américain de faire examiner le président US par des psychiatres, ajoutant qu’il «respectait» Georges W. Bush «comme nous respectons tous les malades»).
Quoi qu’il en soit, il semble que tous les choix du président américain lui ont fait, ainsi qu’à ses semblables, négliger l’essentiel, à savoir, comme l’a démontré l’histoire, que Dieu accorde Son Royaume à qui il veut.
Sophie CHEVALLIER
Réponse à la part de rêve «effacée»
Nous avons été surpris par l’article de Mme Chaden Najjar dans le courrier des lecteurs paru le mardi 11 mai dans lequel elle parlait d’un rêve brisé à cause d’un problème de son lors du concert de Lara Fabian. Il faudrait que Mme Najjar sache que rien n’a été laissé au hasard et que la production n’a pas lésiné sur les moyens, bien au contraire.
En effet, les installations sonores ont été fixées selon les spécifications techniques et les directives de l’ingénieur du son français de Lara Fabian. Les haut-parleurs installés, les « Line Array » de marque EAW (une des marques les plus professionnelles dans le domaine) font partie de la nouvelle technologie sonore et sont capables à eux seuls de suffire à une salle de 20 000 personnes.
De plus, 3 ingénieurs du son français de l’équipe de Lara Fabian ainsi que le responsable technique de sa maison de production sont venus spécialement de France pour le concert.
Ils l’ont d’ailleurs eux-mêmes «dirigé» suivant les mêmes conditions techniques utilisées ailleurs pour ce concert qui se voulait après tout acoustique. Si Mme Najjar s’attendait a un concert de musique rock, rendez-vous le 29 juin pour Placebo...
Jihad MURR et Tarek SIKIAS,
Pour RML Group
et Magic Box Events
Lettre ouverte à Jean-Louis Cardahi
Monsieur le ministre,
Je passe presque tous les jours de la semaine à la poste de Jdeideh pour retirer mon courrier de ma boîte postale.
Je me trouve donc presque tous les jours face à ce nouveau personnage mascotte des P&T qui se fait appeler Lipos.
Pourquoi donc Lipos et non pas Lipost ou Li-Post ?
Vous n’êtes sûrement pas sans savoir que Lipos veut dire en grec « graisse ». Il en découle d’ailleurs quelques expressions françaises : « liposuccion », « fonction adipo-lipidique du foie », et j’en passe.
Or, chaque fois que je me trouve face à ce personnage mascotte, je n’ai de cesse de me demander : « Mais d’où donc débarque cet Ovni gros et gras, et laid de surcroît ? »
N’y a-t-il pas moyen de le soumettre à une cure d’amincissement ?
Respectueusement vôtre.
Dimitri STANCOFSKI
« Je ne veux plus lire le journal »
Je suis agréablement surpris de voir qu’il existe un moyen de réagir à l’édition de votre journal on-line. Mais je dois vous dire que j’ai décidé de ne plus me connecter sur le site de L’Orient-Le Jour, car je ne vois que des nouvelles négatives; JAMAIS de «bonnes nouvelles. » Je remarque que même la rubrique «Les lecteurs ont voix au chapitre» ne fait que véhiculer les messages des mécontents. Désolé d’employer des mots si durs mais ma sérénité et mon calme me quittent à chaque fois que je lis le journal! De «bonnes nouvelles» de temps en temps seraient une bonne chose.
Nabil EL-KHOURY
Bonnes nouvelles, bonnes nouvelles... Ne dit-on pas : «Pas de nouvelles, bonnes nouvelles»? Ce qui signifie, a contrario, «bonnes nouvelles, pas de nouvelles»? Et avec quoi, alors ferait-on un journal? Mais trêve de plaisanterie. Si seulement tout pouvait être rose, cher monsieur... Avant-hier dimanche, Michel Drucker terminait sur France 2 son émission de divertissement en annonçant le journal de Béatrice Shonberg et en espérant que « les nouvelles ne seront pas trop mauvaises ». Ainsi va le monde, avec son lot d’informations graves, noires, tristes, et tous les journaux du monde – dont L’Orient-Le Jour – se doivent de les rapporter à leurs lecteurs. De même qu’ils se doivent de leur présenter, en les gonflant parfois – comme une bonne action –, les «bonnes nouvelles», les événements qui font sourire, rire, qui divertissent, qui redonnent l’espoir. Le seul problème : ces nouvelles-là, nous ne pouvons pas les inventer. À (très) bientôt on line ?
Home, sweet home
Là-bas, l’herbe n’est pas toujours plus verte, et pierre qui roule n’amasse pas toujours grand-chose... Le très éloquent témoignage de Lélia Mezher, revenue de ses envies d’ailleurs, redonnera le sourire à bon nombre de lecteurs qui arrivent difficilement à retenir leur désespoir face à l’émigration, chaque jour de plus en plus terrible, des jeunes Libanais(e)s. Rien ne vaut le «sweet home»? Sans doute. Même si, pour s’en convaincre, il faut aller voir un peu, ailleurs, ce qui s’y passe. Et revenir.
Et pour que ce «home» soit «sweet», c’est certainement devant sa propre porte qu’il faut commencer par balayer. Voilà l’enseignement à tirer de la tribune de Omar Nashabé, qui rappelle avec beaucoup de courage et de clairvoyance qu’«il faut trouver le moyen de supprimer la torture dans nos commissariats, nos prisons et autres centres dédiés aux services de renseignements parce que ces pratiques affaiblissent notre opposition à toutes les formes de sévices exercées par les Américains et les Israéliens».
Et encore une bonne nouvelle: cette rubrique n’est plus qu’un défouloir ou une tribune où tout un(e) chacun(e) peut s’exprimer et partager son point de vue, mais elle est devenue aussi un espace fondamentalement interactif, une sorte de forum de discussion entre lecteurs.
C’est cela, également, l’utilité publique.
Ziyad MAKHOUL
Dignité perdue... et retrouvée ?
Souvent, on n’empaquète que le strict nécessaire en se disant que bien sûr, on reviendra à Noël, bien sûr, on fêtera le Nouvel An à Faraya ou aux Cèdres, et que, de toute façon, ce n’est qu’un voyage d’études. Souvent, au moment de faire ses valises pour partir « étudier à l’étranger », on est en proie à une autocritique acerbe et inévitable. Ai-je tenté mes chances au Liban avant de décider que les horizons y sont étroits ? Ai-je réellement pris la peine d’envoyer curriculum vitae et autres lettres de recommandation aux entreprises qui sont susceptibles de m’intéresser professionnellement ?
Non. Pourquoi ne pas avoir tenté ? Pourquoi reproduire aveuglément le schéma de Monsieur Tout-le-monde ?
Puis on se retrouve à l’aéroport et là, on se concentre sur ses bagages, sur le passeport, sur le nombre d’heures de vol.
Atterrissage.
Arrivée à Paris. Il pleut, il fait froid, gris, et déjà, le soleil de Beyrouth nous manque. Sur un bout de papier malmené par le voyage, on a une adresse, le nom d’une rue, un numéro d’immeuble, celui d’un arrondissement. Mais aucune image en tête. Le vide, le froid.
Le RER puis le métro.
Eux au moins, ils ont des transports en commun !
Puis arrive l’inévitable file d’attente devant la préfecture de police, quelques jours après le fameux atterrissage. Ensuite, il est temps de se rendre à l’Office des migrations internationales pour un petit examen médical.
Une file d’attente. Un numéro dans la main, j’attends donc patiemment. Au bout d’une heure, c’est mon tour.
C’est à ce moment précis qu’on se rend compte qu’on a eu tort de quitter Beyrouth.
Je ne suis qu’un mouton dans une bergerie industrielle. On me déshabille, on me radiographie. C’est pour la tuberculose. Puis on me rhabille. Puis on me déshabille, c’est pour un examen au stéthoscope. Puis on me rhabille. Puis on me pèse. Puis on m’ordonne avec très peu de respect de lire quelques lignes au loin en masquant un œil.
Il est 13h, je sors enfin, lessivée. Je suis là depuis 9h30. Je prends le métro.
Je rentre chez moi.
Une seule envie : faire mes bagages, prendre le premier avion, retrouver mon appartement beyrouthin de 300 m2 et ma dignité.
Lélia MEZHER
DESS en droit-Paris
Le prix du billet d’avion Londres-Beyrouth
Le billet de mon ami David C. Corm, paru dans votre édition du 4 mai au sujet des effets du monopole entre la MEA et Air France et se traduisant par des tarifs exorbitants et injustifiés, reflète parfaitement le sentiment d’injustice que ressentent tous les Libanais vivant en Angleterre.
Nous lisons partout et nous écoutons souvent les responsables libanais demander aux expatriés de venir plus souvent au Liban et d’y emmener leurs enfants. Fort bien, mais beaucoup de familles se demandent pourquoi passer des « vacances d’été » quand le billet d’avion classe économie coûte aussi cher qu’un billet pour l’Amérique à partir de Londres.
En outre, plusieurs compagnies aériennes européennes vendent, pendant la saison d’été, le billet aller-retour vers un pays voisin – situé donc à la même distance que le Liban – à 375 euros TTC.
Comment expliquer qu’il soit permis à la MEA d’imposer des tarifs exorbitants ? Des tarifs qui nuisent à tous les efforts du ministère du Tourisme et réduisent à presque zéro ses efforts visant à promouvoir le Liban.
Les profits d’une société – toute nationale qu’elle soit – ne doivent pas se faire au détriment de l’économie d’un pays et de son tourisme. Tout expatrié, à l’évocation de ce sujet, ne cache pas son indignation, pour ne pas dire son dégoût. Non, cela n’est pas dû à l’égoïsme de nos responsables, ni à de l’indifférence et du mépris à notre égard, mais plutôt à de la négligence et à une mauvaise appréhension du problème.
Nous demandons à L’Orient-Le Jour de soulever ce problème, qui touche les expatriés libanais en Angleterre. Le Premier ministre et son ministre du Tourisme se doivent de promouvoir le Liban et d’améliorer son économie. Rappelez-leur que la réduction du prix du transport aérien est une nécessité primordiale pour le succès de leur cause.
Assaad DAOU
Londres
Un dangereux précédent
Il faut savoir gré aux juristes MM. Adib Tohmé et Ghassan Souaybi pour l’étude qu’ils ont chacun publiée dans L’Orient-Le Jour du 10 mai. ils ont démontré, l’un et l’autre, l’illégalité du projet Sannine-Zénith-Liban qui comporte un double détournement de la loi et une transgression de deux interdictions d’ordre public. La création, d’une part, dans une société anonyme, de deux catégories d’actions, dont l’une privée du droit de vote, et une simulation pseudojuridique, d’autre part, qui permet à des non-Libanais de s’approprier des biens-fonds sans limitation de superficie.
Toutefois, M. Tohmé, qui a bien signalé la responsabilité civile et même pénale des transgresseurs, a suggéré une solution consistant à modifier la loi pour régulariser le procédé et encourager ainsi l’investissement au Liban de capitaux étrangers.
C’est là que nous ne sommes pas d’accord avec lui. En juriste chevronné, il a raisonné dans le domaine des principes, alors qu’au Liban, nous nous trouvons dans une situation toute spéciale qui a conduit le législateur à décréter la limitation de l’appropriation foncière par des étrangers; car toute notre superficie est de 10 500 kilomètres carrés. Comparée à celle de la France, elle représente un seul département. Autrement, imaginons un magnat de la finance internationale qui pourrait, en se prévalant du précédent Sannine-Zénith, prétendre grignoter toute une portion de notre territoire! Pourrait-on, ainsi, voir des capitaux privés acheter la superficie d’un département français?
C’est pourquoi les autorités d’alors se sont défendues «bec et ongles» contre le danger de l’aliénation du territoire en limitant l’appropriation foncière des étrangers. Ils ont tranché par une loi.
Peut-on en attendre autant des autorités d’aujourd’hui?
Albert SARA
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats