Rechercher
Rechercher

Actualités - Opinion

En gros plan Angles de vision: « The Aviator »

On peut voir et suivre Howard Hughes comme une métaphore «complète» du cinéma hollywoodien de son époque. Avec ses extravagances et ses outrances, avec les dérives et les délires du «Star-System». L’ouverture du film – la mère de Howard donnant son bain à l’enfant – annonce l’obsession future de la propreté chez Hughes (son «Rosebud»). La mise en scène de Martin Scorsese est puissante, inventive: son film est grand, beau, impressionnant. Il est permis de regretter que la partie «aviation» (la rivalité PanAm/TWA) laisse trop peu de place au chapitre «cinéma». Ainsi, l’épisode du studio RKO – que Hughes avait conduit à la faillite – n’est même pas mentionné. Plus grave, la fin comme brusquée du film laisse Howard Hughes sur sa «réussite», sans évoquer la suite sordide de sa vie, sa mort en solitaire dans l’avion (!) qui le transportait vers un hôpital de Los Angeles («les anges de l’enfer»?!). Les légendes n’ont pas toujours une fin glorieuse... Autour de l’étonnant Leonardo Di Caprio, les femmes, toutes les femmes. En tête, Katharine Hepburn, la seule à vraiment «passer», grâce à Cate Blanchett. Une performance. J.-P. GOUX-PELLETAN

On peut voir et suivre Howard Hughes comme une métaphore «complète» du cinéma hollywoodien de son époque. Avec ses extravagances et ses outrances, avec les dérives et les délires du «Star-System». L’ouverture du film – la mère de Howard donnant son bain à l’enfant – annonce l’obsession future de la propreté chez Hughes (son «Rosebud»). La mise en scène de Martin Scorsese est puissante, inventive: son film est grand, beau, impressionnant.
Il est permis de regretter que la partie «aviation» (la rivalité PanAm/TWA) laisse trop peu de place au chapitre «cinéma». Ainsi, l’épisode du studio RKO – que Hughes avait conduit à la faillite – n’est même pas mentionné. Plus grave, la fin comme brusquée du film laisse Howard Hughes sur sa «réussite», sans évoquer la suite sordide de sa vie, sa mort...