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Les travaux de construction ont repris à la Forêt des pins

On croyait que l’affaire de la parcelle de la Forêt des pins, sur laquelle devait être bâtie une caserne des Forces de sécurité intérieure (FSI), et qui avait provoqué un tollé dans la capitale, avait connu une issue heureuse : sur demande du président de la République, le général Émile Lahoud, le terrain devait être reboisé (ses pins avaient été arrachés), et le projet de caserne transporté ailleurs. Le ministre de l’Environnement, Wi’am Wahhab, avait même déclaré qu’une somme avait été collectée pour le reboisement du terrain, qui est en principe zone protégée. Mais c’était apparemment trop beau. Comme si la demande du chef de l’État, faite lors du Conseil des ministres après que la question a été soulevée par le ministre de l’Environnement, n’avait jamais eu lieu, les travaux ont recommencé de plus belle hier sur le site, comme nous l’a confirmé Riyad Kange, ancien vice-président de l’Ordre des ingénieurs, qui habite tout près de la parcelle controversée. Il a rendu publique une pétition des habitants du quartier « demandant aux responsables d’agir et d’empêcher la poursuite des travaux dans ce beau quartier qui constitue l’entrée de Ghobeiri ». M. Kange s’est demandé « comment une décision prise par les plus hautes instances de l’État pouvait être ignorée de cette façon ». Les FSI avaient publié vendredi dernier un communiqué dans lequel ils annonçaient leur détermination à poursuivre la construction de cette caserne sur cette parcelle, « du fait qu’elle se trouve à l’entrée sud-est de Beyrouth, ce qui constitue une nécessité sécuritaire ». Selon eux, « la parcelle concernée est située en-dehors de la Forêt des pins et séparée de cette dernière par une route qui s’étend depuis le rond-point de Tayyouné jusqu’à celui de Chatila ». Ce qui est vivement contesté par M. Kange qui rappelle que « ce terrain fait partie du même bien-fond que le reste de la forêt ». Le texte des FSI a rappelé que « cet espace était préalablement utilisé comme lieu d’exposition et de vente de voitures usagées, et ce, depuis un certain temps ». « La municipalité de Beyrouth a décidé récemment de bonifier le terrain en y plantant des arbres qui ont aujourd’hui à peine un an, poursuit le communiqué. Ils seront plantés à nouveau une fois les travaux achevés. De plus, l’espace construisible ne dépasse pas les mille mètres carrés, sur un ensemble de 4 000 mètres. En outre, le bâtiment ne dépassera pas un étage », conclut le communiqué.
On croyait que l’affaire de la parcelle de la Forêt des pins, sur laquelle devait être bâtie une caserne des Forces de sécurité intérieure (FSI), et qui avait provoqué un tollé dans la capitale, avait connu une issue heureuse : sur demande du président de la République, le général Émile Lahoud, le terrain devait être reboisé (ses pins avaient été arrachés), et le projet de caserne transporté ailleurs. Le ministre de l’Environnement, Wi’am Wahhab, avait même déclaré qu’une somme avait été collectée pour le reboisement du terrain, qui est en principe zone protégée.
Mais c’était apparemment trop beau. Comme si la demande du chef de l’État, faite lors du Conseil des ministres après que la question a été soulevée par le ministre de l’Environnement, n’avait jamais eu lieu, les travaux ont...