Téhéran minimise la convocation
de Shirin Ebadi par la justice
le 17 janvier 2005 à 00h00
Les Affaires étrangères iraniennes ont minimisé hier la convocation par la justice ultraconservatrice du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi et ont rejeté l’ingérence américaine dans cette affaire. L’avocate des droits de l’homme est simplement confrontée à une plainte d’ordre privé et, si elle était reconnue coupable, elle « devrait au bout du compte payer une petite amende de 400 ou 500000 rials (environ 57 dollars) », a déclaré devant la presse le porte-parole des Affaires étrangères Hamid Reza Assefi. Il n’a pas précisé pour quels faits Mme Ebadi, qui a reçu le Nobel en 2003 pour son engagement en faveur des droits de l’homme, des femmes et des enfants, était inquiétée.
Mais il a refusé aux Américains le droit d’intervenir. « Les Américains ont essayé de politiser le problème, mais quand ils sauront la vérité ils se rendront compte qu’ils ont réagi sans réfléchir », a-t-il dit, après que le département d’État américain ait exprimé sa « grave inquiétude ». Hier, Shirin Ebadi s’est déclarée prête à être arrêtée par le pouvoir en raison de son refus de déférer à la convocation de la justice révolutionnaire iranienne. Samedi, jour où elle avait été citée à comparaître, l’avocate avait expliqué son refus par l’« illégalité » de la démarche qui omettait de préciser les charges retenues à son encontre. Shirin Ebadi est très mal vue du clergé chiite au pouvoir à Téhéran depuis qu’elle défend des opposants de premier plan.
Les Affaires étrangères iraniennes ont minimisé hier la convocation par la justice ultraconservatrice du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi et ont rejeté l’ingérence américaine dans cette affaire. L’avocate des droits de l’homme est simplement confrontée à une plainte d’ordre privé et, si elle était reconnue coupable, elle « devrait au bout du compte payer une petite amende de 400 ou 500000 rials (environ 57 dollars) », a déclaré devant la presse le porte-parole des Affaires étrangères Hamid Reza Assefi. Il n’a pas précisé pour quels faits Mme Ebadi, qui a reçu le Nobel en 2003 pour son engagement en faveur des droits de l’homme, des femmes et des enfants, était inquiétée.
Mais il a refusé aux Américains le droit d’intervenir. « Les Américains ont essayé de politiser le problème, mais quand...
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