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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Baisse de l’euro après les ventes de détail US

L’euro a reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la nette progression des ventes de détail aux États-Unis et les déclarations du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de cet organisme qui a maintenu son principal taux directeur inchangé à 2 %. Le billet vert a donc profité de l’accélération de la hausse des ventes de détail aux États-Unis en décembre, à 1,2 % contre 0,1 % en novembre. Ce chiffre, supérieur aux prévisions des économistes qui tablaient sur une augmentation de 1 %, a rassuré les investisseurs sur l’état de l’économie US et nourri les espoirs d’un prochain relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 2,25 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 2 février. Le dollar a accru ses gains à la suite aussi de la conférence de presse de M. Trichet qui a laissé entendre que le statu quo monétaire dans la zone euro devrait se poursuivre encore assez longtemps. À cet égard, il a estimé que les « perspectives d’évolution des prix sont globalement favorables sur le moyen terme » dans cette région, chose qu’il n’avait plus dite depuis longtemps. Bien que M. Trichet n’ait pas suggéré que les taux européens pourraient baisser, le marché a perçu un certain changement de ton dans son discours qui a pénalisé l’euro. Cela d’autant qu’il a profité de cette occasion pour envoyer un satisfecit au secrétaire US au Trésor John Snow pour avoir récemment assuré que son gouvernement soutenait toujours une politique du dollar fort et entendait réduire les déficits US. Dans ce contexte, l’euro, qui avait frôlé la veille le seuil de 1,33 $, s’est replié hier pour tomber jusqu’à 1,3195 $. Toutefois, la progression du billet vert ne tardait pas à être freinée par la publication des demandes d’allocations chômage aux États-Unis, qui ont augmenté de 10 000 pour totaliser 367 000 à la fin de la semaine dernière, laissant un peu d’ombre sur les perspectives d’un durcissement imminent de la politique monétaire de la Fed. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro devait présenter une certaine résistance à la baisse au seuil de 1,32 $, pour se négocier finalement à New York à 1,3215 $ contre 1,3255 $ la veille, réduisant ses pertes à 0,30 %. Les Bourses mitigées La Bourse US était ancrée dans le rouge hier, les investisseurs accueillant avec réserve les perspectives de hausse des taux d’intérêt de la Fed après les bons chiffres de ventes de détail en décembre et la remontée des prix pétroliers. Ils sont restés frileux aussi en attendant les comptes trimestriels que les entreprises commencent à publier. À cet égard, les bons résultats d’Apple et de Home Depot ont été obscurcis par les mauvaises nouvelles sur les anti-inflammatoires et antidépresseurs produits par Pfizer et Eli Lilly. Quant aux Bourses européennes, elles ont terminé dans le vert, soutenues par le statu quo monétaire de la BCE, la baisse de l’euro et l’accélération de la consommation aux États-Unis. De plus, les prévisions annuelles rassurantes de plusieurs groupes (Schneider Electric, EADS, SAP, Schering...) ont également soutenu la tendance. À la Bourse de Beyrouth, la hausse des actions A de Solidere de 8,49 $ à 8,50 $ a été neutralisée par la baisse des actions B de 8,39 $ à 8,36 $. Élie KAHWAGI
L’euro a reculé face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux après la nette progression des ventes de détail aux États-Unis et les déclarations du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de cet organisme qui a maintenu son principal taux directeur inchangé à 2 %. Le billet vert a donc profité de l’accélération de la hausse des ventes de détail aux États-Unis en décembre, à 1,2 % contre 0,1 % en novembre. Ce chiffre, supérieur aux prévisions des économistes qui tablaient sur une augmentation de 1 %, a rassuré les investisseurs sur l’état de l’économie US et nourri les espoirs d’un prochain relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 2,25 % lors de la réunion de son comité de politique monétaire le 2 février. Le...