La rentrée des classes à Meulaboh,
source de nouveaux traumatismes
le 11 janvier 2005 à 00h00
Helfan, 12 ans, a perdu ses deux sœurs et s’est presque noyé quand le tsunami a frappé l’Indonésie en balayant son village mais, 15 jours plus tard, il a retrouvé le chemin de l’école. « Je suis content que l’école rouvre aujourd’hui. Je ne vois pas beaucoup de mes amis. Je crois qu’ils sont morts dans les vagues », dit-il à l’AFP, contenant difficilement sa douleur alors qu’une de ses jambes est enveloppée de bandages. L’adolescent explique d’une voix fluette : « J’ai mal, mais je veux devenir professeur et participer à la reconstruction de la province d’Aceh. » Son père, Sudirman, a dû le porter afin qu’il puisse assister à la cérémonie très simple organisée pour marquer la reprise des cours.
Au moins la moitié des habitants de Meulaboh, soit 28 000 personnes, sont mortes. Des centaines d’autres sont portées disparues. Dans ces conditions, la rentrée scolaire donne lieu à des scènes poignantes de retrouvailles ou de peines, à l’annonce des décès. Des écolières coiffées du voile islamique traditionnel fondent en larmes en s’étreignant, en apprenant que telle ou telle copine a échappé au désastre, ou au contraire a trouvé la mort.
Rahmina Nawaulan, 13 ans, espère être acceptée dans cette école, alors que son propre établissement scolaire, dans la région d’Aceh Jaya, a été rasé par le raz-de-marée. « Je vous en prie, mon examen est dans quatre mois, je veux commencer à étudier maintenant », lance-t-elle. La mère de Nawaulan explique que l’écolière a dû trouver refuge à Meulaboh, leur maison ayant aussi été détruite.
Shannon Strother, représentante de l’Unicef, a affirmé que la scolarisation des enfants était un volet crucial des opérations de réhabilitation du nord de Sumatra. « Le retour des enfants à l’école est notre priorité numéro un. Dans les écoles, ils peuvent se regrouper, partager leur expérience avec d’autres enfants et des enseignants. Cela représente un véritable processus de guérison », a-t-elle dit.
Helfan, 12 ans, a perdu ses deux sœurs et s’est presque noyé quand le tsunami a frappé l’Indonésie en balayant son village mais, 15 jours plus tard, il a retrouvé le chemin de l’école. « Je suis content que l’école rouvre aujourd’hui. Je ne vois pas beaucoup de mes amis. Je crois qu’ils sont morts dans les vagues », dit-il à l’AFP, contenant difficilement sa douleur alors qu’une de ses jambes est enveloppée de bandages. L’adolescent explique d’une voix fluette : « J’ai mal, mais je veux devenir professeur et participer à la reconstruction de la province d’Aceh. » Son père, Sudirman, a dû le porter afin qu’il puisse assister à la cérémonie très simple organisée pour marquer la reprise des cours.
Au moins la moitié des habitants de Meulaboh, soit 28 000 personnes, sont mortes. Des...
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