Des ministres ont volé au secours de Tony Blair hier pour démentir la rumeur montante d’un départ anticipé du chef du gouvernement britannique, le ministre de la Défense Geoff Hoon écartant un vote potentiellement désastreux des députés en cas d’envoi de renforts en Irak.
Tony Blair « ne me fait pas l’effet de quelqu’un qui pense à se retirer », a déclaré le ministre de la Défense à la BBC Television lors de l’émission dominicale d’informations Breakfast with Frost. « C’est un homme déterminé, dédié à son travail et décidé à régler la question irakienne pour permettre à l’Irak de revenir dans la communauté internationale », a affirmé M. Hoon.
Avant lui, le ministre des Relations avec le Parlement, Peter Hain, avait tenu le même discours sur la chaîne indépendante ITV, affirmant que M. Blair était « déterminé à continuer d’assumer les responsabilités de son mandat ». « Je me demande pourquoi tout ce raffut », a-t-il ajouté.
La presse dominicale regorgeait de spéculations sur des manœuvres au sein du Parti travailliste, du Parlement de Westminster, voire du gouvernement, pour faire partir Tony Blair, de plus en plus critiqué pour sa politique en Irak et son alignement sur la stratégie américaine au Proche-Orient.
Dans une interview au Times, le vice-Premier ministre John Prescott en personne avait alimenté les rumeurs samedi, laissant entendre qu’un après-Blair était évoqué au sein du gouvernement.
Le très influent Robin Cook, ancien ministre des Affaires étrangères et opposé à la guerre en Irak, a encore enfoncé le clou dans un entretien diffusé hier par ITV. « Je pense que de nombreuses personnes dans le pays, et certainement au sein du Labour, sont de plus en plus inquiètes face à la difficulté que Tony Blair semble rencontrer pour dire autre chose que (le président américain) George W. Bush ou suggérer que (ce dernier) a tort », a affirmé l’ancien ministre. « Je ne suis pas pour agir contre Tony Blair pour le moment. Mais on y arrivera s’il s’entête à rester proche de Bush et à persister dans sa politique en Irak », a également prévenu Jack Ashley, ancien député travailliste et membre de la Chambre des lords.
Selon le Sunday Telegraph, des députés travaillistes font pression pour obtenir un nouveau vote sur l’Irak alors que, réaffirme l’hebdomadaire, le gouvernement s’apprête à annoncer l’envoi de renforts – « jusqu’à 4 000 hommes » – en Irak.
Les gens veulent en fait, par le biais d’un vote sur d’éventuels renforts en Irak, une consultation sur la direction du Labour, a affirmé à l’hebdomadaire un secrétaire d’État pro-Blair sous le couvert de l’anonymat.
Pour Geoff Hoon, pas question de se retirer d’Irak comme M. Cook l’a suggéré. Le soutien des électeurs britanniques à l’intervention en Irak a baissé de 51 % pendant la guerre à 41 % aujourd’hui, selon un sondage YouGov paru dans le Sunday Times.
Désormais, 46 % d’entre eux pensent que Tony Blair devrait quitter ses fonctions avant les prochaines élections législatives qui pourraient avoir lieu en mai 2005.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Des ministres ont volé au secours de Tony Blair hier pour démentir la rumeur montante d’un départ anticipé du chef du gouvernement britannique, le ministre de la Défense Geoff Hoon écartant un vote potentiellement désastreux des députés en cas d’envoi de renforts en Irak.
Tony Blair « ne me fait pas l’effet de quelqu’un qui pense à se retirer », a déclaré le ministre de la Défense à la BBC Television lors de l’émission dominicale d’informations Breakfast with Frost. « C’est un homme déterminé, dédié à son travail et décidé à régler la question irakienne pour permettre à l’Irak de revenir dans la communauté internationale », a affirmé M. Hoon.
Avant lui, le ministre des Relations avec le Parlement, Peter Hain, avait tenu le même discours sur la chaîne indépendante ITV, affirmant que M....