L’euro a progressé face au dollar hier sur des marchés des changes nerveux après la publication aux États-Unis d’une série d’indicateurs économiques mitigés jetant un voile sur les perspectives d’un prochain relèvement des taux d’intérêt US. La monnaie unique a ainsi profité d’un accès de faiblesse du billet vert déclenché en fin d’après-midi à New York par l’annonce d’une hausse de 0,2 des prix à la consommation aux États-Unis en avril contre 0,5 % en mars, alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,3 % de cet indice. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre de l’Université du Michigan que son indice de confiance des consommateurs dans l’économie US est resté stable en mai à 94,2 points, ce qui est son niveau d’avril, alors qu’on s’attendait à une hausse à 96 points. Ces deux chiffres publiés hier ont donc déçu les investisseurs et contribué à remettre un peu en question l’hypothèse d’un relèvement des taux d’intérêt par la Fed dès juin prochain, entraînant un courant de ventes bénéficiaires sur le dollar. Plus tôt dans la journée, celui-ci continuait à être activement recherché après l’annonce par la Fed que la production industrielle aux États-Unis est repartie en nette hausse en avril avec un bond de 0,8 % sur mars, mois au courant duquel elle avait reculé de 0,1 %. Ce chiffre, qui avait agréablement surpris les cambistes, ainsi que la remontée des ventes des stocks des entreprises US de 2,9 % en mars sur février, dans une proportion supérieure à la hausse de ces stocks de 0,7 % sur la même période, avaient exercé une forte pression sur l’euro, le ramenant à 1,1780 $. Mais, après les chiffres de l’inflation US, c’est le dollar qui devait souffrir pendant que l’euro passait brièvement au-dessus de 1,19 $ avant d’achever la journée sur un ton ferme à 1,1885 $ contre 1,1820 $ la veille, en hausse de 0,55 %.
Volatilité des Bourses
La Bourse US était irrégulière en fin de semaine, après la publication d’indicateurs économiques mitigés aux États-Unis. Les nouvelles en provenance des sociétés ont été rares hier et ne devaient avoir aucun impact particulier sur la tendance. À cet égard, l’annonce par Dell de résultats conformes aux attentes au 1er trimestre et le prélèvement par Raytheon, au titre du 2e trimestre, d’une provision liée au règlement à l’amiable d’une plainte en justice d’actionnaires sont passées inaperçues. Il en est de même du versement par Riggs Nat. Corp. d’une amende de 25 mils $ pour non-respect de la loi sur le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Quant aux Bourses européennes, elles ont fini en baisse, déprimées par la flambée des prix du pétrole ainsi que par les résultats mal accueillis de plusieurs sociétés (Allianz, ThyssenKrupp, Crédit Agricole...). Les constructeurs automobiles et les compagnies d’aviation ont le plus pâti de la hausse du pétrole.
À la Bourse de Beyrouth, Solidere a continué son mouvement de consolidation après la récente appréciation de ses titres. Les actions A se sont maintenues ainsi à 6,81 $ alors que celles de la catégorie B reculaient légèrement de 6,87 $ à 6,84 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro a progressé face au dollar hier sur des marchés des changes nerveux après la publication aux États-Unis d’une série d’indicateurs économiques mitigés jetant un voile sur les perspectives d’un prochain relèvement des taux d’intérêt US. La monnaie unique a ainsi profité d’un accès de faiblesse du billet vert déclenché en fin d’après-midi à New York par l’annonce d’une hausse de 0,2 des prix à la consommation aux États-Unis en avril contre 0,5 % en mars, alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,3 % de cet indice. Cela d’autant que les opérateurs venaient d’apprendre de l’Université du Michigan que son indice de confiance des consommateurs dans l’économie US est resté stable en mai à 94,2 points, ce qui est son niveau d’avril, alors qu’on s’attendait à une hausse...