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Changes et Bourses L’euro toujours sous pression

L’euro s’est à nouveau replié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, son rebond après la hausse surprise des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis ne lui permettant pas de regagner le terrain perdu plus tôt dans la matinée. C’est ainsi qu’après avoir fortement reculé pour retomber jusqu’à 1,3110 $, son plus bas niveau depuis le 10 décembre sur des mauvais indicateurs européens, la monnaie unique s’est ensuite redressée à plus de 1,32 $ après l’annonce par le département US du Travail que les demandes d’allocations chômage ont beaucoup plus augmenté que prévu la semaine dernière de 43 000 pour totaliser 363 000, chiffre très supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur 330 000 demandes initiales. Mais après que plusieurs analystes se furent déclarés conscients que les demandes d’allocations hebdomadaires ne sont pas un chiffre très fiable pour faire des prévisions sur le rapport mensuel du chômage en décembre, attendu aujourd’hui, les intervenants ont estimé devoir se contenter de réajuster tout simplement leurs positions de change, tablant toujours sur une forte augmentation des créations d’emplois aux États-Unis le mois dernier (175 000 contre 112 000 en novembre). Et comme les créations d’emplois ont généralement un impact non négligeable sur l’évolution des taux d’intérêt de la Fed, nombre d’investisseurs, ne voulant pas être à découvert de dollars avant la publication des chiffres du chômage US en décembre, aujourd’hui, ont donc procédé à des rachats du billet vert contre l’euro qui a grignoté du terrain pour osciller légèrement au-dessous de 1,32 $. Cela d’autant qu’ils avaient appris dans la matinée que l’année 2005 s’ouvre sur de sombres auspices pour l’économie européenne dont le ralentissement semble se confirmer avec la dégradation de la confiance économique dans la zone euro de 100,9 points en novembre à 100,3 points en décembre, le recul du moral des ménages français de -23 à -25 pendant la même période et la baisse de 2,5 % des ventes de détail en Allemagne en novembre contre une hausse de 1,6% en octobre. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro est resté pratiquement faible, se négociant finalement à New York en nouvelle baisse de 0,64 % à 1,3175 $ contre 1,3260 $ la veille. Les Bourses en hausse La Bourse US s’est installée en terrain positif hier après plusieurs séances consécutives de baisse, personne ne voulant être trop baissier si tôt dans l’année. Les opérateurs ont donc ignoré la brusque envolée des prix pétroliers à plus de 45 $ à New York (voir par ailleurs), anticipant un bon chiffre de l’emploi aux États-Unis en décembre. Ils ont été aussi rassurés par l’annonce de Wal-Mart qu’elle table sur une progression de ses ventes de 2 à 4 % en janvier contre une hausse de 3 % le mois dernier par rapport à décembre 2003. Les Bourses européennes ont également fini en hausse malgré les indicateurs décevants dans la zone euro, les marchés des valeurs mobilières profitant d’un afflux de liquidités et d’une chasse aux bonnes affaires. De plus, la tendance a été soutenue par le repli de l’euro ainsi que par des rumeurs selon lesquelles la britannique Royal Bank of Scotland s’intéresserait au groupe ABN Amro. La Bourse de Beyrouth était fermée hier pour la Noël arménienne. Élie KAHWAGI

L’euro s’est à nouveau replié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, son rebond après la hausse surprise des demandes hebdomadaires d’allocations chômage aux États-Unis ne lui permettant pas de regagner le terrain perdu plus tôt dans la matinée. C’est ainsi qu’après avoir fortement reculé pour retomber jusqu’à 1,3110 $, son plus bas niveau depuis le 10 décembre sur des mauvais indicateurs européens, la monnaie unique s’est ensuite redressée à plus de 1,32 $ après l’annonce par le département US du Travail que les demandes d’allocations chômage ont beaucoup plus augmenté que prévu la semaine dernière de 43 000 pour totaliser 363 000, chiffre très supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur 330 000 demandes initiales. Mais après que plusieurs analystes se...