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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro grappille encore du terrain

L’euro a progressé face au dollar encore hier pour se rapprocher de son plus haut niveau historique (1,3469 $) sur des marchés des changes volatils et dominés par des facteurs techniques en rapport avec le rééquilibrage de portefeuilles avant les fêtes de Noël et du Nouvel An. C’est ainsi qu’après avoir grimpé jusqu’à 1,3410 $, la monnaie unique a ensuite buté sur le seuil de 1,34 $ sur des ajustements de positions mais sans se départir de son élan. Selon les cambistes, le dollar est resté sous pression, probablement après la publication pendant le week-end du rapport hebdomadaire du marché international monétaire. Ce rapport a montré que lors de la semaine achevée le 17 décembre, les investisseurs institutionnels et les fonds de placement avaient fortement réduit leurs positions courtes sur le billet vert, ce qui a suggéré qu’un rebond de l’euro pourrait avoir lieu rapidement. Dans cette perspective, les opérateurs se sont montrés hier très indifférents de l’annonce par le Conference Board que son indice composite, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les six prochains mois, a progressé de 0,2 % en novembre après cinq mois de baisse continue, dont celle de 0,3 % en octobre. Mais, cette bonne surprise ne devait avoir aucun impact positif sur le dollar, non plus la réaffirmation hier par le président George W. Bush de sa détermination de garder l’économie US « flexible, innovatrice et concurrentielle dans le monde » et de veiller à la discipline budgétaire, estimant que les paroles ne suffisent pas pour rassurer les marchés. Les cambistes se sont montrés très insensibles aussi à l’annonce par l’institut de conjoncture Euren (European Economic Network) que la consommation des ménages en zone euro va demeurer faible l’an prochain et ne suffira pas à compenser la perte de parts de marchés attendue au vu de l’appréciation de l’euro. Ils ont donc continué à se débarrasser du dollar face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro qui s’est finalement négocié à New York en nouvelle hausse de 0,56 % à 1,3390 $ contre 1,3315 $ vendredi dernier. Les Bourses soutenues par la baisse du pétrole La Bourse US était mitigée en ce début de semaine, partagée entre un déclin des prix du pétrole et des prises de bénéfices dans la haute technologie. Pourtant, le message que le marché a reçu sur l’évolution de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie US lui a permis de présenter une remarquable résistance aux influences baissières dans un climat de fête à l’approche du long week-end de Noël. Les Bourses européennes ont de leur côté fini en hausse, soutenues par la baisse du pétrole mais surtout par des rumeurs de fusions-acquisitions, notamment la bataille boursière entourant le London Stock Exchange. En outre, le regain d’intérêt pour les valeurs pharmaceutiques sous la conduite de Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline et Astra Zeneca, qui avaient fortement baissé vendredi dernier, a constitué un grand appui à la tendance ainsi que les valeurs d’assurances qui ont fait l’objet d’une demande nourrie. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A de Solidere de 8,10 $ à 8,14 $ et le maintien des actions B de cette société à 8,10 $. Élie KAHWAGI

L’euro a progressé face au dollar encore hier pour se rapprocher de son plus haut niveau historique (1,3469 $) sur des marchés des changes volatils et dominés par des facteurs techniques en rapport avec le rééquilibrage de portefeuilles avant les fêtes de Noël et du Nouvel An. C’est ainsi qu’après avoir grimpé jusqu’à 1,3410 $, la monnaie unique a ensuite buté sur le seuil de 1,34 $ sur des ajustements de positions mais sans se départir de son élan. Selon les cambistes, le dollar est resté sous pression, probablement après la publication pendant le week-end du rapport hebdomadaire du marché international monétaire. Ce rapport a montré que lors de la semaine achevée le 17 décembre, les investisseurs institutionnels et les fonds de placement avaient fortement réduit leurs positions courtes sur le billet vert,...