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Actualités - Opinion

Version inversion

Le tabassage des étudiants. Les municipales. Étrangement, c’est un même sujet. Pour Sélim Hoss, dans ce pays règnent « un déficit de démocratie, un trop-plein de liberté ». Au singulier. Au pluriel, c’est l’inverse. Déficit de libertés et trop-plein de démocraties. Les deux formules ne sont d’ailleurs pas antonymes. Elles reflètent l’une une vision kaléidoscopique (d’homme d’État ?) du tableau. L’autre, une approche microscopique (d’homme de la rue ?) de la bande dessinée. C’est vrai qu’en admirant les gesticulations à vide de la Chambre, on se pose, poliment, des questions sur le système. C’est vrai qu’en reluquant les affiches dénudées, les spots sensuels, ou les programmes pornos, diffusés par une multitude de chaînes pirates déchaînées, on se demande si la société ne se permet pas tout et rien, en foulant la loi aux pieds. Mais c’est également vrai que les municipales, notamment à l’Est, montrent que nous sommes dans une tour de Babel. Où chacun parvient à faire entendre sa voix, sans que personne n’écoute l’autre. Cette cacophonie, qui démultiplie la démocratie au nom du droit d’opinion, en est l’exacte négation. Idem pour les rafles, les passages à tabac, sans parler d’abominables enlèvements ou assassinats qui viennent rappeler à qui aimerait l’oublier que le maître unificateur ne rigole pas. Alors, « libre » à nous de gloser à l’infini, en toute « démocratie », sur l’État de droit honnête. Ce miroir aux alouettes. J.I.
Le tabassage des étudiants. Les municipales. Étrangement, c’est un même sujet. Pour Sélim Hoss, dans ce pays règnent « un déficit de démocratie, un trop-plein de liberté ». Au singulier. Au pluriel, c’est l’inverse. Déficit de libertés et trop-plein de démocraties.
Les deux formules ne sont d’ailleurs pas antonymes. Elles reflètent l’une une vision kaléidoscopique (d’homme d’État ?) du tableau. L’autre, une approche microscopique (d’homme de la rue ?) de la bande dessinée.
C’est vrai qu’en admirant les gesticulations à vide de la Chambre, on se pose, poliment, des questions sur le système. C’est vrai qu’en reluquant les affiches dénudées, les spots sensuels, ou les programmes pornos, diffusés par une multitude de chaînes pirates déchaînées, on se demande si la société ne se permet...