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Développement La croissance libanaise est insuffisante, selon la Banque mondiale

L’économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon, a donné hier une conférence de presse à l’occasion de sa première visite au Liban qui lui a notamment permis d’établir un contact avec les autorités libanaises. L’année 2004 a été « exceptionnelle » en matière de croissance à travers le monde, y compris pour les parties les moins avancées du globe, comme l’Afrique sub-saharienne, a déclaré l’économiste. La croissance moyenne des pays en voie de développement a été de 6 %, mais il est peu probable que ce rythme se maintienne à l’avenir, a-t-il estimé. « Pour les pays en voie de développement, cela signifie qu’il faut compter sur leurs propres forces pour continuer de croître, plutôt que sur la dynamique de l’économie mondiale, a-t-il souligné. Chaque pays doit maximiser son propre potentiel. » Le message s’adresse notamment au Liban à qui la Banque mondiale offre un soutien en matière d’élaboration de politique de croissance, a précisé M. Bourguignon. Car « il est clair pour tout le monde que la croissance du Liban n’est pas suffisante ». Une étude sur le climat d’investissement au Liban sera lancée l’année prochaine, dans le cadre des études en la matière, menée par l’organisme international. La Banque mondiale peut également apporter sa contribution dans certains secteurs-clés, comme celui de l’énergie, a dit l’économiste en chef qui a également rappelé la nécessité pour le Liban de s’attaquer au problème de la dette, jugée « totalement insoutenable ». En la matière, François Bourguignon a dit avoir entendu des « engagements prometteurs » de la part des autorités, rappelant toutefois que de précédents engagements similaires n’ont pas été tenus. S.R.
L’économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon, a donné hier une conférence de presse à l’occasion de sa première visite au Liban qui lui a notamment permis d’établir un contact avec les autorités libanaises.
L’année 2004 a été « exceptionnelle » en matière de croissance à travers le monde, y compris pour les parties les moins avancées du globe, comme l’Afrique sub-saharienne, a déclaré l’économiste.
La croissance moyenne des pays en voie de développement a été de 6 %, mais il est peu probable que ce rythme se maintienne à l’avenir, a-t-il estimé.
« Pour les pays en voie de développement, cela signifie qu’il faut compter sur leurs propres forces pour continuer de croître, plutôt que sur la dynamique de l’économie mondiale, a-t-il souligné. Chaque pays doit maximiser...