Les sapins et guirlandes dans les vitrines des magasins nous rappellent que Noël approche. Nous commençons à acheter des cadeaux et à décorer nos maisons, mais bien peu parmi nous poussent plus loin le sens spirituel profond de cette fête religieuse. Nous savons tous qu’il y a un peu plus de deux mille ans naissait en Galilée un certain Jésus, fils d’un père nourricier appelé Joseph et d’une mère du nom de Marie, que ses disciples les considérèrent après sa mort comme le « Fils unique » de Dieu. Nous avons en référence les Quatre évangiles, les Actes des apôtres et les « Épîtres de saint Paul » qui entourent sa naissance dans une étable, la présence des mages, des bergers et des anges, sa passion, sa crucifixion et sa résurrection d’entre les morts.
Mais fêter Noël ne signifie pas seulement honorer la naissance de Jésus-Christ. Pour les théologiens du christianisme primitif, la naissance du « Fils de Dieu » fait écho à une deuxième naissance : celle de Dieu dans le cœur de chaque être humain. Si le Christ est venu dans le monde, c’est pour que tout homme ait accès à la vie divine, ce que saint Irénée résume en cette formule admirable : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. » Les chrétiens parlent ainsi d’une « seconde naissance » qui s’opère par la « grâce » de Dieu, lorsque l’homme lui ouvre son cœur. Jésus l’explique à Nicodème, un docteur de la loi : « À moins de naître d’en haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu » (Jean, III, 3). Saint Paul associe cette seconde naissance à une « conversion », c’est-à-dire un changement de vie : « Il vous faut abandonner votre premier genre de vie et dépouiller le vieil homme qui va se corrompant au fil des convoitises décevantes, pour vous renouveler par une transformation spirituelle de votre jugement et revêtir l’homme nouveau » (Ephésiens, IV, 22). Cette idée selon laquelle nous avons à renaître par une régénération spirituelle est présente dans quasiment toutes les traditions religieuses de l’humanité.
Cette expérience transformante peut avoir lieu subitement ou bien graduellement grâce à « l’éclairage d’un guide spirituel » ou par des « lectures théologiques » successives.
Qu’elles soient soudaines ou progressives, ces renaissances intérieures permettent de dépasser les illusions et les pièges de notre ego, de nous réconcilier en profondeur avec nous-mêmes, avec les autres et avec le monde. Et cela quelles que soient les adversités, nous aurons le sentiment que notre richesse intérieure s’est accrue sans cesse.
Sylvain THOMAS
Les sapins et guirlandes dans les vitrines des magasins nous rappellent que Noël approche. Nous commençons à acheter des cadeaux et à décorer nos maisons, mais bien peu parmi nous poussent plus loin le sens spirituel profond de cette fête religieuse. Nous savons tous qu’il y a un peu plus de deux mille ans naissait en Galilée un certain Jésus, fils d’un père nourricier appelé Joseph et d’une mère du nom de Marie, que ses disciples les considérèrent après sa mort comme le « Fils unique » de Dieu. Nous avons en référence les Quatre évangiles, les Actes des apôtres et les « Épîtres de saint Paul » qui entourent sa naissance dans une étable, la présence des mages, des bergers et des anges, sa passion, sa crucifixion et sa résurrection d’entre les morts.
Mais fêter Noël ne signifie pas seulement honorer...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.