Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Un peu plus de... Charity Business

À l’approche des fêtes de fin d’année, on parle beaucoup des collectifs et autres albums de « solidarité ». Il y a une vingtaine d’années, en France, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, un grand nombre de chanteurs s’étaient mobilisés pour l’Éthiopie. Cela avait donné, entre autres, «USA for Africa» avec l’inoubliable We Are the World et Do They Know It’s Christmas du collectif Band Aid. Près de 20 ans après la formation d’origine, un nouveau Band Aid a repris ce morceau culte (qui, depuis 1984, passe chaque année en boucle sur les radios libanaises au moment de Noël) et fait un carton depuis quelques semaines. Le single, auquel participent des artistes tels que Bono (seul artiste à apparaître dans les deux versions), McCartney, Dido, Chris Martin des Coldplay, Robbie Williams, Jamelia ou Ms. Dynamite, caracole en tête des ventes en Grande-Bretagne et, cette fois, vise à réunir des fonds pour venir en aide aux victimes des combats dans la province soudanaise du Darfour, où l’on compte plus de 1,8 million de réfugiés. En France, c’est Ensemble contre le sida (cf plus haut) qui est sorti récemment dans les bacs, à l’occasion des dix ans de l’association. Mais ceux qui, inlassablement depuis une quinzaine d’années, sortent un CD par an, ce sont les «Enfoirés». Les Restos du cœur, fondés en 1984 par Coluche et appuyés par la chanson éponyme de Jean-Jacques Goldman, ont fait un sacré chemin dans le domaine. Concerts gigantesques chaque année et vente d’un CD au profit de l’association, qui rapporte un peu plus de 20% du budget des Restos, selon Véronique Colucci, leur présidente. Du coup, toutes les associations cherchent à faire de même: programmes télé, passages parrainés dans des émissions telles que Qui veut gagner des millions ou Fort Boyard. Le combat est rude. Par exemple, la semaine dernière, l’éternel Téléthon sur France 2 a réellement peiné à récolter de l’argent. Y a-t-il un trop-plein de ce genre d’initiatives? Les gens ont-ils besoin d’innovations dans le domaine? On reproche souvent aux «Enfoirés», par exemple, de n’être qu’un rendez-vous annuel de «potes». Mais finalement, même si ce sont des réunions de «potes» de travail, même si les associations pour pouvoir passer dans un jeu télévisé citent dans leurs dossiers de presse les stars qui les parrainent, même si certains dîners de gala sont tellement ostentatoires que cela en devient indécent… il n’en reste pas moins que tous les moyens sont bons pour venir en aide aux autres. Ici, au Liban, peu d’initiatives de ce genre ont vu, jusqu’à aujourd’hui, le jour. Peut-être la Star Ac’2 qui devrait au 1er janvier 2005 orner à nouveau nos écrans télé fera quelque chose? Toujours est-il qu’il y a en cette période de fêtes une multitude de ventes au profit des différentes associations libanaises. Profitez-en, elles en profiteront à leur tour.
À l’approche des fêtes de fin d’année, on parle beaucoup des collectifs et autres albums de « solidarité ». Il y a une vingtaine d’années, en France, aux États-Unis et en Grande-Bretagne, un grand nombre de chanteurs s’étaient mobilisés pour l’Éthiopie. Cela avait donné, entre autres, «USA for Africa» avec l’inoubliable We Are the World et Do They Know It’s Christmas du collectif Band Aid. Près de 20 ans après la formation d’origine, un nouveau Band Aid a repris ce morceau culte (qui, depuis 1984, passe chaque année en boucle sur les radios libanaises au moment de Noël) et fait un carton depuis quelques semaines. Le single, auquel participent des artistes tels que Bono (seul artiste à apparaître dans les deux versions), McCartney, Dido, Chris Martin des Coldplay, Robbie Williams, Jamelia ou Ms....