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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Forte baisse de l’euro sur des facteurs techniques

L’euro a fortement reculé face au dollar hier sur les marchés des changes tandis que le billet vert profitait d’une embellie face aux principales devises, lui permettant de retrouver les faveurs des investisseurs. Il est tombé ainsi jusqu’à 1,3190 $ au milieu de la matinée sur des ventes bénéficiaires, soit un repli de plus de 2 % par rapport à son record historique de 1,3469 $ atteint la veille, avant de recouvrer une partie de ses pertes sur des ajustements de positions de change pour se stabiliser autour de 1,3330 $. Ce mouvement de baisse de l’euro s’explique par des facteurs techniques alors que des seuils importants sont enfoncés et que les investisseurs prennent leurs bénéfices. Il a été déclenché par la décision mardi de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur à 2,5 %, suivie hier par la Réserve fédérale australienne qui a laissé pour le 12e mois consécutif son taux directeur inchangé à 5,25 %. Cela d’autant que chacune de ces institutions a cité dans son communiqué l’ampleur du recul du billet vert et l’envolée de leur devise respective pour justifier sa décision, ce qui veut dire que les Banques centrales ne vont pas rester à ne rien faire, surtout après que la Banque du Brésil eut acheté massivement des dollars US contre sa monnaie depuis le début de la semaine. De plus, le billet vert a trouvé appui dans une étude publiée hier par le groupement national des directeurs d’achats aux États-Unis (ISM). Cette étude a montré que la croissance économique US devrait se renforcer en 2005 avec une progression de 7,8 % du chiffre d’affaires des entreprises dans l’industrie et de 5,9 % dans le secteur des services avec une hausse de 1,6 % de l’emploi dans l’industrie et de 3,1 % dans les services. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard aussi à des propos tenus par le chef économiste de la BCE, Otmar Issing, attribuant le ralentissement de la croissance économique dans la zone euro au 3e trimestre (0,3 % seulement) aux fluctuations désordonnées des taux de change, la monnaie unique a dû finalement se négocier à New York en baisse de 0,74 % à 1,3330 $ contre 1,3430 $ la veille. Wall Street soutenue par le rebond du dollar La Bourse US a renoué avec la hausse hier au lendemain de deux journées de forte baisse sur des rachats du découvert et une chasse aux bonnes affaires. Elle a trouvé appui dans le rebond du dollar en l’absence de nouvelles macroéconomiques significatives. L’annonce par IBM qu’elle va tirer un gain de 900 mls $ à 1,2 mds $ avant impôts de la vente de sa division de PC au groupe chinois Lenovo et la décision de Lehman Brothers d’augmenter sa recommandation sur l’action GE ont également soutenu la tendance. Quant aux Bourses européennes, elles ont continué de battre en retraite dans une morne atmosphère, malgré les performances du secteur automobile dopé par le reflux du dollar. Les perspectives jugées décevantes de l’américain Texas Inst., qui a revu en baisse ses résultats du 4e trimestre, et des rumeurs que la Commission européenne s’apprêterait à infliger des amendes à plusieurs groupes chimiques, soupçonnés d’entente sur les prix, ont pesé sur la cote. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions B de Solidere de 8,20 $ à 8,31 $ et le maintien des actions A à 8,30 $. Élie KAHWAGI



L’euro a fortement reculé face au dollar hier sur les marchés des changes tandis que le billet vert profitait d’une embellie face aux principales devises, lui permettant de retrouver les faveurs des investisseurs. Il est tombé ainsi jusqu’à 1,3190 $ au milieu de la matinée sur des ventes bénéficiaires, soit un repli de plus de 2 % par rapport à son record historique de 1,3469 $ atteint la veille, avant de recouvrer une partie de ses pertes sur des ajustements de positions de change pour se stabiliser autour de 1,3330 $. Ce mouvement de baisse de l’euro s’explique par des facteurs techniques alors que des seuils importants sont enfoncés et que les investisseurs prennent leurs bénéfices. Il a été déclenché par la décision mardi de la Banque du Canada de maintenir son taux directeur à 2,5 %, suivie hier par...