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EXPOSITION Semi-rétrospective de Jean-Marc Nahas à Berytech (photos)

Organisée en collaboration avec la galeriste Naïla Kettaneh-Kunigk, une exposition des œuvres de Jean-Marc Nahas se tient, jusqu’au 3 janvier 2005, à Berytech (pôle technologique de l’USJ – Mar Roukos, campus de l’Esib). Disséminés dans plusieurs salles, une cinquantaine de toiles et de dessins introduisent dans cet espace de développement de concepts et d’idées une figuration de l’humain dans son quotidien le plus prosaïque. Car ce sont des séries de «Personnages et natures mortes» (titre de l’accrochage) que donne à voir l’artiste, dans cette semi-rétrospective de son travail, qui court de 1999 à 2004. Remarquable dessinateur, Jean-Marc Nahas portraiture en quelques traits et hachures puissantes jetés sur la toile ou sur papier marouflé l’être humain dans toute sa diversité. À mi-chemin entre la caricature et la peinture descriptive, ses dessins de personnages sont bouleversants d’humanité. Qu’ils soient regroupés en «Portraits de famille» (série d’acrylique et encre sur papier) ou qu’ils représentent des gens anodins fixés, comme immobilisés, dans une tranche de leur quotidien, ces silhouettes à la carrure puissante dégagent une aura de tristesse, une violence rentrée, une résignation à la condition humaine impressionnante. Un sentiment diffus que n’arrivent à démentir ni les couleurs – parfois vives, acidulées, d’autres fois se limitant à un bichromatisme plus modéré, estompé par des superpositions de papier transparent – ni la sérénité apparente de certains thèmes (fiancée, couple, famille...). Évolution vers l’abstrait Même force d’évocation dans la série des natures mortes: des variations autour du thème des fruits et légumes, qu’il stylise, met en cases (un peu façon pop art) et arrache à leur condition d’aliments communs pour faire d’une grappe de raisin par-ci ou d’une pomme rouge par-là un «personnage» à part entière. Une toile à part, En attendant Beyrouth, d’une éloquence rare, joue sur le même registre de personnification. On y voit une silhouette d’homme debout, en attente, d’une ville, représentée par un fond d’immeubles beiges, en arrière-plan: un peu fantomatique, un peu en chantier... comme les espoirs! D’une salle à l’autre, les «périodes» de cet artiste vont des «séquences» série de dessins où des personnages vaquant à leurs occupations occupent, en groupe ou en solo, des carrés d’un même tableau... aux toiles abstraites (les plus récentes), où des zébrures de papiers et coupures traversent, horizontalement ou verticalement, un fond monochrome (bleu ou rouge) pour symboliser La puissance de Carthage, un Dialecte baroque ou encore (emprunté au titre d’un recueil de Charles Corm) La montagne inspirée. Un parcours qui vaut le détour. Z.Z.

Organisée en collaboration avec la galeriste Naïla Kettaneh-Kunigk, une exposition des œuvres de Jean-Marc Nahas se tient, jusqu’au 3 janvier 2005, à Berytech (pôle technologique de l’USJ – Mar Roukos, campus de l’Esib).
Disséminés dans plusieurs salles, une cinquantaine de toiles et de dessins introduisent dans cet espace de développement de concepts et d’idées une figuration de l’humain dans son quotidien le plus prosaïque. Car ce sont des séries de «Personnages et natures mortes» (titre de l’accrochage) que donne à voir l’artiste, dans cette semi-rétrospective de son travail, qui court de 1999 à 2004.
Remarquable dessinateur, Jean-Marc Nahas portraiture en quelques traits et hachures puissantes jetés sur la toile ou sur papier marouflé l’être humain dans toute sa diversité. À mi-chemin...