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Changes et Bourses L’euro recule sur des menaces d’intervention

L’euro s’est replié face au dollar hier sur les marchés des changes alors que les opérateurs prenaient leurs bénéfices quelques heures après un nouveau record absolu face au billet vert. C’est ainsi qu’après avoir bondi dans la matinée jusqu’à 1,3385 $, la monnaie unique ne tardait pas à plonger, alors que les investisseurs décidaient d’engranger les gains que leur procure sa récente envolée une fois acquis que la dégringolade du dollar devrait être enrayée. À cela auraient contribué les propos tenus par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de cet organisme qui a maintenu son principal taux directeur à 2 % (voir par ailleurs) et dans lesquels il a prévenu qu’une intervention sur les marchés des changes était « une arme qui historiquement existe pour les banques centrales ». Cela d’autant que le secrétaire d’État adjoint japonais aux Finances, Hiroshi Watanabe, laissait entendre un peu plus tôt que le Japon et l’Europe pourraient entreprendre une « action commune » pour enrayer l’appréciation de leurs monnaies face au dollar. De plus, des rumeurs d’une vaste opération d’achats de dollars par une grosse banque US ont incité les opérateurs à racheter le billet vert. L’élan de l’euro ne tardait pas à être brisé alors que les opérateurs se précipitaient à vendre d’importants volumes de monnaie européenne. Ce mouvement a été renforcé par l’abaissement par la BCE de ses prévisions de croissance du PIB dans la zone euro de 1,9 % à 1,8 % en 2004 et de 2,3 % à 1,9 % en 2005 en raison de l’impact négatif de la hausse de l’euro et des prix du pétrole sur la conjoncture. Il en est de même des nouvelles faisant état que le nombre des chômeurs en Allemagne a augmenté en novembre pour le 10e mois consécutif de 7 000 par rapport à octobre pour totaliser 4,46 mls de personnes, en raison du ralentissement de l’économie. Mais il n’en demeure pas moins que le sentiment de défiance à l’égard du dollar n’a pas encore disparu, ce qui a fait vite place à de la prudence en attendant la concrétisation des menaces d’intervention brandies par les autorités monétaires européennes et japonaises. En effet, l’euro, qui était tombé de 1,3384 $ jusqu’à 1,3250 $, devait se négocier finalement à New York à 1,3265 $ contre 1,3325 $ la veille, réduisant ses pertes à 0,45 %. Volatilité de Wall Street et fermeté des Bourses européennes La Bourse US était mitigée hier en fin de journée, reprenant son souffle après son bond de la veille, les investisseurs craignant une survalorisation des actions et se montrant prudents avant les résultats d’Intel et les chiffres du chômage en novembre attendus aujourd’hui. La hausse de 0,5 % des commandes industrielles aux États-Unis en octobre a soutenu passagèrement la cote ainsi que l’annonce par Wal-Mart d’une hausse de 0,7 % de ses ventes en novembre. Quant aux Bourses européennes, elles ont continué sur leur lancée de la veille, profitant d’une détente des prix pétroliers et de l’euro. L’annonce d’une hausse de 7 % des ventes de voitures neuves en Allemagne le mois dernier a eu aussi un impact positif sur la tendance. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse des actions A et B de Solidere de 8 $ chacune à 8,09 $ et à 8,07 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro s’est replié face au dollar hier sur les marchés des changes alors que les opérateurs prenaient leurs bénéfices quelques heures après un nouveau record absolu face au billet vert. C’est ainsi qu’après avoir bondi dans la matinée jusqu’à 1,3385 $, la monnaie unique ne tardait pas à plonger, alors que les investisseurs décidaient d’engranger les gains que leur procure sa récente envolée une fois acquis que la dégringolade du dollar devrait être enrayée. À cela auraient contribué les propos tenus par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, à l’issue de la réunion du conseil des gouverneurs de cet organisme qui a maintenu son principal taux directeur à 2 % (voir par ailleurs) et dans lesquels il a prévenu qu’une intervention sur les marchés des changes était « une arme qui...