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Actualités - Chronologie

Musée L’art contemporain fait une percée au Louvre

L’art contemporain fait une nouvelle percée au Louvre, en accueillant «Contrepoint», œuvres de onze artistes de renom venus dialoguer ponctuellement avec le passé, dans les divers départements du musée. Du peintre Jean-Michel Alberola aux vidéastes Ange Leccia ou Gary Hill, c’est une sorte de jeu de piste auquel on se livrera, jusqu’au 10 février, pour découvrir des créations disséminées sur des centaines de mètres de galeries. Dans ce dialogue «anciens-contemporains», nulle forme de radicalité: on ne verra pas de vache coupée en deux par Damien Hirst aux côtés d’un tableau d’écorché. Nulle table rase du passé, mais une conversation çà et là, discrète. Ce dialogue n’est pas totalement nouveau. «Dès 1947, Georges Salles, alors directeur des musées de France, invitait Picasso à présenter ses propres tableaux dans la Grande Galerie, à côté des Delacroix et des Zurbaran», rappelle Henri Loyrette, président-directeur du Louvre. Et le décor d’un plafond, commandé à Georges Braque, est toujours là. Plus récemment, on a vu l’intervention des plasticiens James Coleman pour l’exposition Léonard de Vinci, ou de François Rouan pour «Primatice». Pour Marie-Laure Bernadac, conservatrice en chef, chargée de mission pour l’art contemporain au Louvre, «le dialogue qui s’instaure alors entre le passé, l’histoire, l’érudition, et le présent, la contemporanéité, l’artistique ne peut être que fructueux.» Christian Boltanski, dont le travail porte sur la mémoire, les reliques, présente dans l’espace souterrain du Louvre médiéval des objets trouvés lors des fouilles archéologiques, mais aussi ceux qu’ont pu égarer des visiteurs. Par exemple un tube de rouge à lèvres, une chaussure, un pot de moutarde. «Miel et larmes» Dans la salle des mosaïques romaines, Ange Leccia projette sur un double écran, intercalé entre des parois sculptées de sarcophage, le visage d’enfant d’une sculpture néoclassique. Les maquettes blanches de «cellules d’habitation», ou maisons tombeaux d’Absalon, artiste originaire d’Israël décédé en 1993, viennent rappeler, près d’un mastaba pharaonique, les architectures de l’Égyptien Hassan Fathy. Au département des arts de l’islam, c’est l’Espagnol José-Maria Sicilia qui s’impose avec Miel et larmes, un tapis de carreaux de plâtre peint, où se superposent motifs géométriques et végétaux, évocation de l’esthétique arabo-andalouse. Le peintre Jean-Michel Alberola a, quant à lui, planté ses chevalets et ses grands pastels dans une salle atelier du département des peintures, voisine du Gilles de Watteau qui l’a tant intrigué. Même le Pavillon des sessions – arts d’Afrique, d’Océanie, d’Asie et des Amériques – donne un petit air de contemporanéité à ses totems, avec les masques de Krampus (Autriche, Tyrol) et les photos ethnographiques présentées par l’artiste plasticien californien Cameron Jamie.
L’art contemporain fait une nouvelle percée au Louvre, en accueillant «Contrepoint», œuvres de onze artistes de renom venus dialoguer ponctuellement avec le passé, dans les divers départements du musée.
Du peintre Jean-Michel Alberola aux vidéastes Ange Leccia ou Gary Hill, c’est une sorte de jeu de piste auquel on se livrera, jusqu’au 10 février, pour découvrir des créations disséminées sur des centaines de mètres de galeries.
Dans ce dialogue «anciens-contemporains», nulle forme de radicalité: on ne verra pas de vache coupée en deux par Damien Hirst aux côtés d’un tableau d’écorché. Nulle table rase du passé, mais une conversation çà et là, discrète.
Ce dialogue n’est pas totalement nouveau. «Dès 1947, Georges Salles, alors directeur des musées de France, invitait Picasso à présenter ses...