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Actualités

Justice Les permutations et nominations judiciaires enfin promulguées

Les permutations et nominations judiciaires attendues depuis plusieurs jours sont enfin intervenues hier tard dans la soirée, sans apporter de surprises notables, les principaux changements étant prévus depuis un certain temps, notamment après les propositions du Conseil supérieur de la magistrature au ministre de la justice, Adnane Addoum. Si ces permutations ont touché un très grand nombre de magistrats à travers le pays, leur importance reste cependant essentiellement limitée à certains postes-clefs dans la capitale et au Mont-Liban. Le principal apport réside sans doute dans la nomination du juge Hatem Madi, premier juge d’instruction de Beyrouth, au poste – moins important – d’avocat général près la Cour de cassation. Rappelons que M. Madi s’était longtemps occupé du dossier-scandale de la banque al-Madina. Son transfert aurait été essentiellement dû à sa gestion de l’affaire. Il aurait d’ailleurs voulu démissionner, en guise de protestation, après de premières informations annonçant sa désignation au poste de conseiller à la Cour de cassation. La nomination du juge Saïd Mirza au poste de président de chambre à la Cour suprême a également été relevée. M. Mirza occupait auparavant la présidence de la chambre criminelle de la cour d’appel du Mont-Liban. Il a été remplacé dans ce poste par le juge Fawzi Adham. Les juges du parquet dans le Mont-Liban n’auront en fin de compte pas subi les tourmentes des permutations, le schéma étant essentiellement resté le même à ce niveau. Enfin, le juge Walid Kadi, présumé proche du chef du PSP, Walid Joumblatt, a été nommé avocat général près la cour d’appel de Beyrouth. Par ailleurs, certaines informations avaient annoncé pendant la journée un éventuel retard des permutations, après leur soumission au président du Conseil, Omar Karamé, qui aurait émis des réserves concernant certaines nominations, notamment au poste de procureur général près la cour d’appel du Nord, le Conseil supérieur de la magistrature ayant proposé d’y garder le juge Abdellatif Husseini. Voici donc les principaux postes de la magistrature après les permutations d’hier soir : Premier président de la Cour de cassation, Tanios Khoury. Présidents de chambres à la Cour de cassation, les juges Labib Zouein, Mohammed Saïd Adra, Afif Chamseddine, Ghassane Abou Alouane, Mouhib Maamari, Ralph Riachi, Saïd Mirza, Chbib Mokalled (qui est maintenu dans son poste de président de l’Institut des études judiciaires) et Nehmé Lahoud. Procureur général près la Cour de cassation : la juge Rabiha Ammach a été déléguée à ce poste en attendant le retour du juge Adnane Addoum, actuellement ministre de la Justice. Avocats généraux près la Cour de cassation : Rabiha Ammach, Ahmed Takieddine, Moukhtar Saad, Hatem Madi, Mohammed Derbas, Maysar Chekr, Jocelyne Tabet, Souhair Haraké. Procureurs généraux près la cour d’appel : les juges Joseph Maamari (Beyrouth), Joseph Khalil (Mont-Liban), Raymond Oueidate (Nord), Abdallah Bitar (Békaa), Aouni Ramadane (Sud), Riad Abou Ghida (Nabatiyeh). Premiers juges d’instruction : Abdelrahim Hammoud (Beyrouth), Joseph Kazzi (Mont-Liban), Khalil Ismaïl (Nord), Tannous Mechleb (Békaa), Nadim Abdelmalak (Sud), Mohammed Berry (Nabatiyeh). Le procureur général financier : Khalil Rahal. Le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire : Jean Fahed. Présidents de chambres à la cour d’appel de Beyrouth : les juges Jihad Wadi, Samir Alia, Marwan Karkabé, Souhail Abboud, Salam Chamseddine, Souhail Beyrum, Michel Abou Arraj, Kheyriyé Meysam Noueiri, Sami Mansour, Rached Takouch, Élias Bou Nassif. Présidents de chambres à la cour d’appel du Mont-Liban : Élias Moussa, Joseph Ghamroun, Saad Jabbour, Claude Karam, Fawzi Adham, Salah Moukheiber, Michel Tarazi, Souhail Abdelsamad, Fayçal Haïdar, Roula Jadayel, May Denise Méouchi, Ayman Oueidate.
Les permutations et nominations judiciaires attendues depuis plusieurs jours sont enfin intervenues hier tard dans la soirée, sans apporter de surprises notables, les principaux changements étant prévus depuis un certain temps, notamment après les propositions du Conseil supérieur de la magistrature au ministre de la justice, Adnane Addoum.
Si ces permutations ont touché un très grand nombre de magistrats à travers le pays, leur importance reste cependant essentiellement limitée à certains postes-clefs dans la capitale et au Mont-Liban.
Le principal apport réside sans doute dans la nomination du juge Hatem Madi, premier juge d’instruction de Beyrouth, au poste – moins important – d’avocat général près la Cour de cassation.
Rappelons que M. Madi s’était longtemps occupé du dossier-scandale de la banque...