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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Prises de bénéfices sur l’euro

L’euro, qui avait grimpé pendant la matinée d’hier jusqu’à 1,3075 $, dépassant ainsi son précédent record historique de 1,3047 $ atteint la veille, a fortement reculé ensuite sur les marchés des changes internationaux, après que les investisseurs eurent estimé devoir prendre leurs gains sur la monnaie unique. Celle-ci s’est vivement repliée ainsi pour tomber jusqu’à 1,2930 $, avant de fluctuer jusqu’à la fin de la journée autour de 1,2960 $. En plus des prises de bénéfices, la baisse de l’euro s’explique aussi par les craintes d’une possible intervention de la BCE pour soutenir le dollar à la veille de la réunion demain des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du groupe des Vingt (G20) à Berlin, qui sera importante à ce titre. De l’avis de certains cambistes, le scénario d’une intervention dite « préventive » de la BCE avant la réunion du G20 est envisageable afin de marquer les esprits. Cela d’autant que le ministre allemand des Finances, Hans Eichel, a qualifié hier de « brutale et de désordonnée » la récente hausse de l’euro et exprimé l’espoir de parvenir à une position commune sur le sujet entre l’Europe, les États-Unis et le Japon. Selon d’autres cambistes, la crainte que cette réunion du G20 soit utilisée par les responsables financiers et monétaires de la zone euro pour hausser le ton et tenter de ralentir, voire arrêter, l’envolée de l’euro, a incité les opérateurs à prendre leurs gains sur cette monnaie. Quoi qu’il en soit, ce mouvement est d’autant plus remarquable qu’il est intervenu malgré l’annonce par le Conference Board que son indice composite des principaux indicateurs de l’économie US, qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les 6 prochains mois, a reculé pour la 5e fois consécutive en octobre de 0,3 %. Il s’est même poursuivi après que la banque de Réserve de Philadelphie eut fait savoir que son indice mesurant l’activité industrielle dans sa région a fortement baissé de 28,5 points en octobre à 20,7 points en novembre. C’est ainsi qu’à New York, l’euro a dû finalement abandonner 0,58 % à 1,2960 $ contre 1,3035 $ la veille. Évolution mitigée des Bourses Quant à la Bourse US, elle a été mitigée, Wall Street gagnant un peu de terrain dans la foulée de la veille et le Nasdaq cédant quelques points en raison d’avertissements sur les résultats d’Applied Materials et de Google. Pourtant, l’annonce d’une baisse de 3 000 du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière est venue compenser l’actualité économique négative de la journée d’hier et rendre les opérateurs moins unanimes à la baisse. Les Bourses européennes ont observé une pause et terminé en baisse, affectées par les mauvais résultats trimestriels du Crédit agricole qui a pesé sur les bancaires. L’envolée de l’euro pendant la matinée a pénalisé les sociétés exportatrices ainsi que les mauvais résultats de l’allemand SAP qui ont jeté du froid sur le secteur technologique. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué sur leur lancée de la veille, remontant de 7,75 $ à 7,78 $ et à 7,77 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro, qui avait grimpé pendant la matinée d’hier jusqu’à 1,3075 $, dépassant ainsi son précédent record historique de 1,3047 $ atteint la veille, a fortement reculé ensuite sur les marchés des changes internationaux, après que les investisseurs eurent estimé devoir prendre leurs gains sur la monnaie unique. Celle-ci s’est vivement repliée ainsi pour tomber jusqu’à 1,2930 $, avant de fluctuer jusqu’à la fin de la journée autour de 1,2960 $. En plus des prises de bénéfices, la baisse de l’euro s’explique aussi par les craintes d’une possible intervention de la BCE pour soutenir le dollar à la veille de la réunion demain des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du groupe des Vingt (G20) à Berlin, qui sera importante à ce titre. De l’avis de certains cambistes, le...