Le Salon de l’automobile a pris cette année un caractère officiel. Ainsi, le président de la République a délégué le ministre du Tourisme cheikh Farid el-Khazen pour le représenter. Étaient présents pour l’accueillir M. Samir Homsi, président de l’AIA (Association des importateurs d’automobiles au Liban), ainsi que les membres du conseil d’administration de l’AIA, MM. Georges Tabet, Antoine Boukhater, Mounir Bazerji, Alain Depolla, Sélim Saad (conseiller auprès de l’AIA), sans oublier M. Nabil Baz de Promofair et M. Mahmoud Joueidy (Biel). Ces mêmes personnes ont également reçu le président de la République, le général Émile Lahoud, lors de son passage-surprise vendredi en fin d’après-midi.Notons par ailleurs la visite à ce jour de plusieurs personnalités à ce Salon : MM. Serge Torsarkissian, Nabih Berry, Rafic Hariri, Jean-Louis Cardahi ainsi que plusieurs ministres, députés, officiels et ambassadeurs.
Bentley Continental GT : tradition et technologie
D’un design de rêve, cette très élégante Continental GT perpétue la tradition britannique des GT sportives et raffinées.
« En passant sous la houlette du groupe Volkswagen, Bentley est devenu un mélange de mécanique allemande et de savoir-faire britannique, et la Continental GT devient le premier fruit de cette union », déclare M. Michel Trad, directeur de Saad & Trad (notre photo Michel Sayegh).
Comme toutes les Bentley, le modèle en impose.
« Cette voiture est un véritable grand tourisme, étonnamment confortable et sûre, grâce à ses quatre roues motrices, ses puces électroniques et sa suspension moderne », ajoute M. Trad.
VW a équipé l’anglaise de son W12 maison (les Phaeton et Audi A8 en sont déjà pourvues) qui développe 568 ch. pour l’occasion, et permet à ce coupé d’abattre le 0 à 100 km/h en 4,9 secondes. Cela impose le respect !
Le modèle dispose également d’une boîte automatique à 6 rapports provenant de la maison allemande, et pour la première fois dans l’histoire de Bentley, d’une transmission intégrale.
À admirer également à quelques mètres de la GT la Bentley Arnage, la berline de série la plus rapide du monde, d’une puissance de 450 ch. et d’une vitesse de pointe de 270 km/h.
L’intérieur se veut aussi luxueux que sportif : savant cocktail de cuir noir, aluminium brossé et carbone.
Aston Martin DB9 : le charme britannique
Appelée à remplacer la mythique DB7, modèle vendu à 5 000 exemplaires à travers le monde depuis son lancement en 1993, le nouveau petit bijou d’Aston Martin, la DB9, est une pure merveille de style (notre photo).
Aucune outrance dans ce dessin, rien qui ne cède à la mode mais une pureté intemporelle. L’innovation, quant à elle, constitue l’un des points forts avec une utilisation massive de l’aluminium, du magnésium, ainsi que les inédites poignées de portes englobées dans la masse, et portières qui s’ouvrent à 12°. Voiture 2+2, la DB9 se veut plus légère, mais aussi plus rigide que sa devancière, ce qui devrait permettre d’exploiter au mieux les 450 ch. délivrés par le V12 de 6 l. Dès lors, la DB9 est capable de réaliser des performances diaboliques : vitesse maximale de 300 km/h et de 0 à 100 en 4,9 s. En somme, une très belle anglaise, bien dans la tradition Aston Martin.
Ferrari 612 Scaglietti :
la beauté puissance 2+2
Une nouvelle Ferrari, C’est toujours un événement. Et cette 612 Scaglietti, qui remplace la 456 GT 2+2, vaut le détour.
Elle se prénomme 612 Scaglietti, du nom du carrossier qui a créé quelques-unes des plus belles voitures de Maranello, et cette sculpture italienne permet à Ferrari de fêter dignement son titre de champion du monde de Formule 1. Sa fiche technique laisse rêveur : avec un V12 à l’avant de 5,7l, ce fabuleux pur-sang délivre 540 ch. (une centaine de plus que son aînée). De quoi donner des ailes à cette bête de course qui atteindra les 322 km/h en pointe et passera de 0 à 100 km/h en quatre secondes et quatre dixièmes de seconde !
« Malgré de telles performances, la marque italienne n’a pas lésiné pour doter son bolide d’équipements high-tech d’inspiration F1 », explique M. Nabil Bazerji, directeur général de G.A. Bazerji & Sons. En effet, la firme italienne a doté la 612 d’une « boîte robotisée avec changement de vitesses rapide (150 millisecondes entre les rapports), d’un sélecteur au volant du type de conduite souhaitée (sport, compétition, neige...) qui fait varier les lois de fonctionnement du châssis et de la boîte, d’un différentiel électronique et, en option, de freins à disques en carbone céramique. »
« Sans rien perdre des performances et des aptitudes routières généralement attendues d’une Ferrari, la 612 y ajoute un degré de confort, une facilité de conduite et une habitabilité sans doute jamais rencontrés auparavant chez les produits de la marque. Dans ce sens, elle a toutes les chances d’attirer à elle un public jusqu’ici peut-être réticent face à la personnalité parfois un peu caractérielle de certains modèles », souligne M. Bazerji.
Maserati Quattroporte : sport en tenu de gala
Dessinée dans les ateliers de Pininfarina, la nouvelle et élégante Maserati Quattroporte, cinquième du nom, révèle les mensurations d’un top model (5,05 m de long pour 1,895 m de large) et se pose en sérieuse alternative exotique aux grandes routières allemandes.
À l’intérieur, l’ambiance baroque de la marque se dégage (cuir et boiserie, fond des compteurs bleu vif et tableau de bord orné de la célèbre montre...), la technologie est présente (climatisation dernier cri et système multimédia) et le confort privilégié (5 places spacieuses sont offertes).
« Classique et baroque pour certains, pur, sportif et racé pour d’autres, le style interpelle et provoque une émotion unique », déclare M. Mounir Bazerji, agent exclusif de la marque (notre photo Wissam Moussa).
Avant de préciser que « propriétaire de la marque aux tridents, Ferrari y a ajouté son V8 atmosphérique de 4 244 cm3, dérivé des 360 Modena, développant ici 400 ch. (soit près de 95 ch. au litre !) et 451 Nm à 4500 tr/min ».
Malgré son poids, les performances de cette Quattroporte rivalisent avec celles des meilleures GT puisqu’elle passe de 0 à 100 km/h en 5,2 sec. et atteint une vitesse de 275 km/h !
Mercedes SLR McLaren : chargez !
Regardez-la, admirez-la, comme une véritable œuvre d’art. La SLR scintille majestueusement de tout son corps mécanique. Un vent dominant qui tire sa quintessence technologique de la formule 1.
Une étoile qui maîtrise parfaitement ses lignes, stimule les sens, attise la convoitise. Mais cette fantasmagorique Batmobile entretient aussi un brin de nostalgie, puisqu’« elle fait référence à la somptueuse 300 SLR de 1955, reprenant à son avantage les fameuses portes papillon, et les célébres grilles d’aération latérales, béantes et griffées », explique M. Joseph Zoghbi, directeur général de T. Gargour & Fils.
Coté mécanique, on retrouve un V 8 AMG compressé de 5,5 litres, développant 626 chevaux (elle accélère de 0 à 100 km/h en 3,8 sec), ainsi qu’une boîte de vitesses automatique à commandes au volant, une solution typique de la marque à l’étoile.
Pour le reste, « la SLR a recours à des technologies très élitistes mises au point par le génial Gordon Murray, directeur technique de l’écurie McLaren », souligne M. Zoghbi. Mercedes a conservé, comme il se doit, la partie développement et engineering. Châssis monocoque en fibre de carbone, suspension en aluminium, béquet arrière à inclinaison variable, et freins carbone et céramique. La Mercedes SLR McLaren – c’est son nom officiel – joue donc bien dans la cour des grandes.
Fatales attractions
Mercedes lance dans ce Salon un nouveau concept de véhicule haut de gamme. Le CLS incarne un coupé 4 portes aux tendances sportives qui, de toute évidence, ne passera pas inaperçu.
Mercedes opte pour un nouveau style de véhicule situé entre les classes E et S. Présenté il y a un an à Francfort sous forme de concept car, le CLS arrivera prochainement sur les routes libanaises (photo du bas). « Représentant un tout nouveau segment automobile, les coupés 4 places, le CLS repose sur une plate-forme de berline classe E », explique M. Negib Debs, directeur des ventes chez Mercedes.
Avec sa ligne très allongée, dotée d’une ceinture de caisse haute et plongeante pour une surface vitrée réduite, pas de doute, cette voiture affiche un profil de coupé. Pourtant, l’habitacle indique le contraire. Offrant 4 places, l’intérieur joue la carte du luxe et du confort avec une part importante de boiseries et cuir.
Deux moteurs à essence sont prévus au lancement : un V6 3.5 litres de 272 ch. (CLS 350) et un V8 5.0 litres de 306 ch. (CLS 500). Le CLS sera également proposé avec un V8 5.5l à compresseur de 476 ch.
En attendant, cette voiture se comporte à merveille sur les petites routes libanaises et ne craint pas d’être malmenée dans les épingles. Elle le doit notamment à sa suspension Airmatic (de série sur le CLS 500) qui gère la stabilité et garantit un excellent confort.
Au-delà du CLS, vous pourrez voir la version sport du petit coupé-cabriolet Mercedes, le SLK55 AMG, qui ne fait pas dans la dentelle. Fini le roadster sympa, le SLK est aujourd’hui nettement apparenté aux modèles supérieurs, SL et SR. Cela est particulièrement flagrant dans le traitement de l’ensemble capot / calandre / bouclier, ici aussi inspiré du dessin des F1 McLaren Mercedes. L’arrière, plus arrondi, se fait aussi plus musclé et mieux campé sur ses roues. Notons l’arrivée sur le capot de deux entrées d’air, comme sur le SL.
Grâce au V8 de 360 ch. et 510 Nm, le 0 à 100 est accompli en seulement 4’9’’. La vitesse reste limitée électroniquement à 250 km/h et la boîte 7G-Tronic dispose de commandes séquentielles au volant. Bref, le roadster est idéal pour les petites balades.
Un missile nommé
Lamborghini Gallardo
Le dernier-né des taureaux de Lamborghini est présenté en avant-première au Salon. Après l’apparition de la Murcielago qui se veut « hors normes », la nouvelle Lamborghini Gallardo se veut plus accessible. Les ingénieurs ont opté pour une architecture à la mode en Formule 1, le V10. Largement ouvert (à 90° pour abaisser le centre de gravité) et situé à l’arrière, ce 5 litres 40 soupapes développe 500 chevaux, soit le rendement, évident et impressionnant, de 100 ch. /litre et un couple de 510 Nm. Pas la peine donc de préciser que le V10 est la pièce maîtresse des performances particulièrement élevées de la Lamborghini Gallardo.
PAGE RÉALISÉE PAR Guy SALMÉ
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